Le Dossier de santé du Québec (DSQ) sera implanté au cours des prochaines semaines sur tout le territoire de l'Estrie. Cet outil informatique permettra aux professionnels de la santé d'avoir accès, en temps réel, aux renseignements cliniques jugés essentiels des patients. « Le fait d'avoir accès aux données, comme les médicaments et l'imagerie médicale, pemettra aux professionnels de la santé de mieux soigner les gens, explique le ministre de la Santé, le Dr Yves Bolduc. Les bénéficiaires seront les grands gagnants. »
Ainsi, les pharmaciens passeront moins de temps à clarifier des renseignements cliniques et les médecins pourront rédiger à même le dossier une ordonnance de médicament. « Médecins, infirmières, pharmaciens et archivistes seront impliqués au projet, explique le Dr Bolduc. On va sauver bien du temps. »
Le projet a déjà été implanté à Québec; l'Estrie et Lanaudière sont les deux régions visées pour la suite du projet. « L'Estrie a toujours été avant-gardiste, explique la ministre responsable de la région de l'Estrie, Monique Gagnon-Tremblay. Les cliniques sont déjà bien informatisées, le choix de l'Estrie était évident. D'autant plus que l'Estrie a créé il y a 20 ans les premiers dossiers informatisés. » À compter du 28 octobre prochain, un DSQ sera donc automatiquement constitué pour toutes les personnes qui sont inscrites au régime d'assurance maladie du Québec et dont la résidence principale est située dans la région de l'Estrie. « Si quelqu'un veut se retirer et ne pas avoir de DSQ, il peut le faire, assure le Dr Bolduc. Il n'aura qu'à remplir le formulaire en question. » L'implantation se fera sur plusieurs mois, à raison de 10 pharmacies par semaine. « En mars 2012, toutes les pharmacies de l'Estrie et de Lanaudière seront terminées, explique le Dr Bolduc. »
La confidentialité assurée
Le ministre de la Santé assure que toutes les informations contenues dans le DSQ seront confidentielles et traitées de façon sécuritaire. « On a un système de traçabilité, explique-t-il. Quand le dossier est consulté, nous savons par qui, quand et à quelle heure. C'est beaucoup plus confidentiel qu'un dossier papier qui se retrouve sur le coin d'un comptoir. » Même si la sécurité de certains sites internet a été remise en cause dans les derniers mois, le ministre Yves Bolduc assure que le système du DSQ est très sécuritaire. « Les gens veulent qu'on les soigne bien, il faut être bien informé. On est prudent, s'il y a despirates informatiques, on vous assure que nous avons de très bons agents de sécurité. »
Campagne d'information
Afin de faire un choix éclairé, les gens de l'Estrie recevront, au cours des prochaines semaines un dépliant, expliquant les droits et bénéfices aux patients. « Une campagne d'information sera lancée, explique Mme Gagnon-Tremblay. Nous voulons que les gens soient bien informés. »