Au terme d'une nouvelle journée de négociations non concluantes, le syndicat des employés de soutien de l'Université de Sherbrooke a décidé de poursuivre la grève générale par tranches de 24 heures. La première tranche suit immédiatement la grève de 72 heures entamée vendredi dernier à 17 h et qui prend fin aujourd'hui à 17 h. Le comité syndical de négociation estime que l'employeur s'est présenté aujourd'hui sans proposition suffisamment concrète et pratique. Ses membres rappellent donc que le temps est écoulé et que les moyens de pression vont se poursuivre jusqu'à des avancées significatives en vue d'une entente acceptable pour les deux parties.
« Malheureusement, notre employeur n'a pas encore assez bougé quant à l'aspect principal du litige, soit des augmentations salariales à la mesure de l'inflation et qui nous mettraient à niveau avec les autres universités du Québec. Il faut accélérer le pas : nous entrons au cœur de la rentrée. Nos 1400 membres sont déterminés à poursuivre la grève jusqu'à ce que des offres concrètes et raisonnables soient en vue », selon Stéphane Caron, président du Syndicat des employées et employés de soutien de l'Université de Sherbrooke.
La prochaine séance de négociation est prévue le 6 septembre prochain. D'ici là, les représentants syndicaux seront disponibles pour des pourparlers directs avec l'Université.
Environ 1300 des employés de soutien sont sans contrat de travail depuis presque 32 mois, et 120 autres, affectés à la recherche, le sont depuis 62 mois. Plus tôt cet été, ils ont tenu trois courtes grèves : deux de 24 heures et une de 60 heures. Malgré cette progression des moyens de pression à l'approche de la rentrée, l'employeur a maintenu des offres salariales bien en deçà de l'inflation.
Source : Syndicat canadien de la fonction publique