Les représentants syndicaux des employés de soutien de l'Université de Sherbrooke ont vécu hier un après-midi décevant : la séance de négociation tenue avec la direction s'est conclue par une impasse. Leurs vis-à-vis se sont présentés les mains presque vides, eux qui avaient proposé cette rencontre pour devancer la date prévue du 8 septembre. La direction n'a pas bougé au sujet de la question centrale des salaires, ne proposant même pas qu'elle figure à l'ordre du jour. Sa seule proposition consistait en de timides avancées au sujet des 120 employés de soutien à la recherche. Ces derniers sont d'ailleurs sans convention collective depuis le 26 juin 2006, soit plus de cinq ans.
« Malheureusement, la séance de négociation d'aujourd'hui n'a pas donné grand-chose. On dirait que la direction ne comprend pas que la rentrée va être compromise si elle ne passe pas en cinquième vitesse », selon Stéphane Caron, président du Syndicat des employées et employés de soutien de l'Université de Sherbrooke.
« Il semble que notre institution, réputée pour son leadership, veuille faire de nous les employés de soutien universitaire les moins bien payés au Québec. La rentrée s'annonce chaude, et pas seulement en raison des étudiants qui dénoncent la hausse des frais de scolarité », a conclu Stéphane Caron.
Le week-end dernier, les employés de soutien ont tenu une grève générale de 60 heures. Aussi, du mercredi 17 au jeudi 18 août, une quarantaine d'employés du Bureau de la registraire de l'Université de Sherbrooke ont tenu une grève de 24 heures.
En octobre 2010, les membres du SEESUS se sont prononcés à 88 % en faveur de moyens de pression pouvant aller jusqu'à la grève. Ils ont tenu une autre grève de 24 heures le 5 et le 6 juillet dernier. La plupart des quelque 1400 employés de soutien sont sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2008, soit plus de 31 mois.
Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) représente quelque 11 000 membres dans les universités, principalement des employés de soutien. Le SCFP est de plus présent dans plusieurs autres secteurs d'activités, entre autres, la santé et les services sociaux, les municipalités, l'énergie, les transports urbain et aérien, les communications, les sociétés d'État et organismes publics québécois. Comptant plus de 110 000 membres au Québec, le SCFP est aussi le plus important syndicat affilié de la FTQ.
Source : Syndicat canadien de la fonction publique (FTQ)