La demande de sursis à la grève des cols bleus déposée par la Ville de Sherbrooke a été rejetée en cour supérieure ce matin par le juge François Thôt. Ainsi, la grève des cols bleus commencée dimanche pourra se poursuivre, du moins pour le moment.
Le syndicat des cols bleus s'est montré très heureux de la décision prise par la Cour supérieure. « Nous sommes très satisfaits de la décision d'aujourd'hui. Nous pouvons donc poursuivre la grève selon un modèle qui va nuire le moins possible à nos concitoyens», a mentionné Mario Fontaine, vice-président du Syndicat des cols bleus de Sherbrooke.
La Ville de Sherbrooke souhaitait que la grève des cols bleus soit suspendue, en attendant la décision de la Cour supérieure quant à la légalité de celle-ci. La Ville de Sherbrooke croit que puisque 84% des employés cols bleus demeurent au travail pour assurer les services essentiels, la grève est en fait à temps partiel, ce qui est illégal. D'ailleurs, ce débat sur la légalité de la grève devrait débuter le 15 août.
En attendant, la grève entreprise par les cols bleus touche les piscines, les arénas, les parcs et les écocentres. La Ville a toutefois pris des mesures pour pallier les inconvénients. Un site Web a été mis en place pour informer les citoyens, au http://negoscollectives.ca/.