La Ville de Sherbrooke a annoncé aujourd'hui en point de presse les mesures qu'elle prendra pour contrer les effets de la grève des cols bleus. Ce moyen de pression des employés cols bleus devrait être effectif dès dimanche.
Ainsi, la plupart des installations sportives, incluant piscines, terrains de tennis, services des parcs et arénas, seront fermées à la population. La Ville a toutefois pris des mesures pour pallier ces effets.
Les piscines extérieures et intérieures de l'Université Bishop's et du Cégep de Sherbrooke pourront accueillir la population sherbrookoise. La plage Lucien-Blanchard demeurera aussi ouverte pour les citoyens souhaitant se rafraîchir dans l'eau de la rivière Saint-François.
Plusieurs activités seront déplacées, par exemple les camps de jour, les fêtes de quartier et les activités sportives incluant le soccer compétitif, le hockey mineur, le patinage artistique et de vitesse.
Les écocentres seront fermés pour la durée de la grève. À partir du 6 septembre, la collecte des déchets s'effectuera une fois par mois au lieu d'aux trois semaines. Dans les endroits où la collecte était hebdomadaire, elle deviendra bimensuelle.
La Ville prend aussi des mesures pour dédommager les étudiants engagés dans les installations sportives de la Ville, et qui perdront leur emploi en raison de la grève. Pour la plupart, il ne restait que trois semaines à leur contrat. La Ville a choisi de leur verser leur salaire complet durant les deux prochaines semaines, puisque le salaire récolté durant cet emploi d'été est souvent leur seul revenu de toute l'année.
Pour informer la population, la Ville a mis en place une ligne info-grève, pour bien in former la population. Le numéro est le 819 812-8006. Les citoyens peuvent aussi visiter le site Web suivant mis en place par la Ville : negoscollectives.ca.
Par ailleurs, les représentants de la Ville déposeront dès cet après-midi une requête en cour supérieure pour invalider la grève. Cela pourrait avoir pour effet de surseoir à la grève annoncée pour dimanche.
La Ville croit que la grève annoncée par le syndicat consiste en fait à une grève à temps partiel, puisque 84 % des effectifs cols bleus demeureront au travail. Cela peut mener à un conflit perdurant longtemps, puisqu'il en coûte très peu au syndicat, la majorité de ses membres continuant à recevoir son salaire normal, croit Serge Paquin, président du comité exécutif de la Ville de Sherbrooke. Le Conseil des services essentiels a refusé la demande de la Ville, mais celle-ci s'oppose à ce verdict.