Une étude dévoilée hier par Vélo Québec , L'état du vélo au Québec en 2010, révèle que Sherbrooke se retrouve sous la moyenne québécoise quant à la pratique de ce sport.
Non seulement le taux global de cyclistes est plutôt faible, mais les Sherbrookois sont aussi très peu nombreux à utiliser la bicyclette comme moyen de transport. Seulement 0,9 % des Sherbrookois se servent de celle-ci pour se rendre au travail. Parmi les sept villes sondées, Sherbrooke se retrouve au dernier rang quant à cette pratique. On peut aussi voir que Sherbrooke est nettement au-dessous de la moyenne québécoise, qui est de 1,4 %.
La quantité de pistes cyclables est aussi inférieure à celle que l'on retrouve dans d'autres villes. Quelque 120 kilomètres sillonnent Sherbrooke, dont 50 font partie de la fameuse Route verte. Parmi les sept villes qui ont été étudiées, seulement Trois-Rivières se retrouve un peu en dessous de Sherbrooke, avec 115 kilomètres de pistes.
Il apparaît que le réseau cyclable de la ville de Sherbrooke est surtout conçu pour le loisir. Cependant, il se révèle peu pratique pour se rendre d'un point à l'autre en pleine ville. Avec son plan de mobilité durable, la ville compte faire avancer les choses. Cette année, un corridor pour la pratique du vélo sera aménagé sur la rue de Montréal. Un des plans consiste aussi à relier l'Université de Sherbrooke à la plage Blanchard. « Par des gestes réalistes, on veut aussi offrir plus de mois de vélo sécuritaire », affirme Marc Denault, président de la Société de transport de Sherbrooke. Des soirées d'information et de consultation seront mises à l'horaire afin que les citoyens puissent donner leur avis sur la question.
Si on leur demande s'il y a place à amélioration quant au réseau cyclable, les personnes interrogées lors de l'étude affirment que oui. Si elles croient que plus de pistes cyclables sont nécessaires, ce qui les préoccupe également, c'est la sécurité. « La circulation automobile et l'absence de voies réservées présentent souvent un frein quant à la pratique cycliste », affirme François Pronovost, vice-président au développement des affaires publiques chez Vélo Québec. Ainsi, un nombre prépondérant de gens aimeraient que la vitesse des automobiles en secteur résidentiel soit réduite, ce qui permettrait aux cyclistes de rouler plus sereinement.