Hier après-midi, en point de presse, le représentant des cols bleus, Michel Murray, a dit attendre des réponses de la Ville sur le dépôt de la contre-proposition du syndicat des cols bleus d'ici lundi ou mardi, sans quoi un autre avis de grève pourrait être déposé.
Le maire de la Ville de Sherbrooke, Bernard Sévigny, croyait que la contre-proposition ne concernerait que trois points; à cela, Michel Murray rétorque : «Je suis surpris de sa surprise». Cependant, le représentant des cols bleus affirme que la contre-proposition ne concerne pas 18 points qui contiennent plusieurs nouveautés, comme l'a affirmé le maire en fin d'après-midi hier.
La contre-proposition concernerait plutôt 10 points déjà identifiés comme étant en suspens par le conciliateur, dont aucun ne présente de changement majeur, affirme le syndicat. « C'est un jeu dangereux de dire qu'il y a de nouvelles demandes à ce moment-ci », affirme Michel Murray. Selon le représentant syndical, l'analyse de la contre-proposition ne devrait pas prendre plus de quelques heures. Le syndicat laissera toutefois un délai à la Ville, qui a déclaré que quelques jours pourraient être nécessaires pour y arriver.
Le syndicat croit qu'avec cette nouvelle contre-proposition, elle fait des concessions et que c'est maintenant à la Ville de faire un bout de chemin. M. Murray affirme toutefois que malgré ces concessions, son syndicat ne se sent pas du tout obligé de respecter le cadre financier que la Ville s'est fixé.
Les trois points majeurs auxquels des modifications ont été faites dans cette contre-proposition sont l'échelle salariale, la sous-traitance et l'assurance des employés temporaires. Les autres points ont trait au calendrier de paiement concernant la rétroactivité, à la création de postes, à l'implantation de la grille salariale ainsi qu'aux horaires du centre récréatif et du mont Bellevue.
Au sujet de l'échelle salariale, le syndicat a diminué ses demandes concernant la rétroactivité, alors qu'il demandait dix-huit mois au départ.
Du côté de la sous-traitance, le syndicat des cols bleus souhaite que la Ville favorise l'embauche des cols bleus lorsque cela est plus économique que de confier le projet à une compagnie privée. Ils souhaitent aussi que la sous-traitance ne menace pas l'emploi des employés réguliers saisonniers.
Quant à l'assurance collective des employés temporaires, le syndicat demande la parité avec les employés réguliers d'ici 2014.
Le syndicat attendra donc la réponse de la Ville de Sherbrooke. « On veut être patients, mais on ne repartira pas pour deux ou trois mois de rencontres. »