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CHRONIQUEURS / L'Agora
Daniel Nadeau Par Daniel Nadeau

Mercredi, 12 mai 2021

Printemps politique?



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Avez-vous vu les résultats du sondage de Léger ? La Coalition avenir Québec (CAQ) et le premier ministre François Legault y caracolent dans la stratosphère. Près de 50 % des Québécois, 46 % des gens interrogés disent que leur vote irait à la CAQ de François Legault laissant loin derrière le Parti libéral du Québec Dominique Anglade à 20 % et Québec solidaire à 14 %. Le Parti québécois a un score misérable de 12 % à peine 6 petits points devant le nouveau Parti conservateur d'Éric Duhaime. De tels résultats ne peuvent que favoriser une certaine forme d'arrogance de la part du gouvernement qui a déjà une certaine prétention à penser qu'il agit comme le veut la population de laquelle il est redevable. La pandémie vient amplifier le problème puisqu'au nom d'une santé publique au dos large, le premier ministre Legault se fait le défenseur du bien commun et il n'aime pas tellement que l'on discute ses positions. Pourtant, avec le taux de vaccination qui progresse, l'opposition va reprendre ses droits et nous pourrons débattre des lubies de François Legault et de son gouvernement.

L'immigration, le talon d'Achille

Parmi les lubies les plus persistantes de François Legault, il y a celle concernant l'immigration. Pour le premier ministre, l'immigration est un outil de développement économique. Un point c'est tout. Avec le gouvernement Legault, le slogan électoral « En prendre moins pour mieux en prendre soin », galvaudé lors de la dernière campagne électorale, devient aujourd'hui « si vous voulez un immigrant, mesdames messieurs du patronat, payez le 56, 000 $ par année, sinon oubliez cela ! » Comme si l'immigration n'était pas un outil de générosité à la disposition des gouvernements des pays riches pour venir secourir une armée de pauvres et de déshérités de la planète, qui déplacés par une guerre ou par les changements climatiques ont besoin d'une main secourable pour les aider à se construire un avenir ?

Avec les années, le Québec, qui a une certaine maîtrise de son immigration en raison de son caractère distinct, était parvenu à un certain équilibre entre ses besoins et sa générosité en augmentant les seuils année après année. Tout n'était pas parfait, mais pendant longtemps, le Québec figurait parmi les juridictions les plus accueillantes pour les réfugiés et les immigrants. Cela n'est plus vrai aujourd'hui. Les tensions issues des politiques de la CAQ qui légitiment les discours anti-immigration des mouvances nationalistes empirent les choses. La collision des valeurs, des religions diverses et des cultures différentes doit se résoudre en fonction et seulement en fonction de l'identité francophone majoritaire blanche. Celles et ceux qui l'oublieraient ont avantage à prendre la mesure de ce gouvernement qui trouve légitime de supprimer des droits religieux en utilisant la classe dérogatoire comme dans la sacro-sainte Loi de la laïcité, la Loi 21. Il est triste de constater que notre sécurité identitaire proverbiale amène notre gouvernement à légiférer sur des querelles de bout de chiffons.

Négocier à la Legault

Les employés syndiqués de l'État québécois qui sont présentement à négocier leurs conditions de travail peuvent se réjouir de la volonté du gouvernement Legault de décréter qu'un salaire de 56 000 $ par année est le seuil minimal de l'acceptabilité en matière d'immigration. Eh bien monsieur Legault, donnez des mandats à vos négociateurs à vos tables de négociations en ce sens et vous ferez des centaines de milliers d'heureux. Ils sont nombreux, devrais-je écrire nombreuses, car ce sont souvent des femmes, à ne pas recevoir un salaire de 56 000 $ par année de l'État québécois. Vous voulez des exemples, les infirmières, les éducatrices en garderie, les préposés aux bénéficiaires, les agents de bureau, les ouvriers, les métiers spécialisés comme les électriciens et les mécaniciens, les concierges, etc.

Le gouvernement Legault a choisi dans les présentes négociations de mieux payer les enseignantes et les enseignants, les infirmières et les infirmiers de même que les préposés aux bénéficiaires au détriment des autres employés de l'État. Cela se discute. Un rattrapage était essentiel pour ces emplois. Il faut néanmoins prendre en compte le fait que c'est une injustice qu'une ou qu'un préposé aux bénéficiaires dans un CHSLD soit payé plus cher qu'un autre ayant les mêmes tâches dans un centre hospitalier. Quoi qu'il en soit, dans ce dossier comme dans celui de l'immigration, François Legault veut dicter les conditions d'un règlement à son heure et à ses conditions. C'est ce qu'il nous a laissé entendre dans le point de presse qu'il a tenu il y a deux semaines, un dimanche avec sa présidente du Conseil du Trésor, Me Sonia Lebel. Les présidents des centrales syndicales n'ont pas tardé à réagir à cette opération de relations publiques du premier ministre Legault même s'ils sont bien conscients qu'ils n'ont quasiment aucun rapport de force en ce temps de pandémie. Les coffres de l'État sont vides. Plus d'argent. Comme on le dit en anglais, le message de Legault était simple take it or leave it.

Un printemps politique à l'automne ?

Après la rudesse de l'hiver, nous retrouvons toujours la douceur du printemps. C'est ce qui attend probablement les partis d'opposition à Québec. En ce temps de pandémie où nous faisons face à une crise sans précédent, il est normal que l'on se rallie à notre gouvernement. Cela est vrai chez nous comme ailleurs. D'autant plus qu'il faudrait être de mauvaise foi pour ne pas reconnaître le bon travail accompli par le gouvernement Legault durant cette crise. Bon ne signifie pas excellent et la gestion de cette crise n'a pas été un parcours sans faute. Il faut cependant rappeler qu'avec la progression de la vaccination, la fin des mesures de confinement, la politique réelle reprendra peu à peu ses droits.

Ce gouvernement habitué à la solidarité d'une forte majorité de Québécoises et de Québécois autour de sa gestion de la pandémie devra réapprivoiser le fait qu'il sera critiqué et que ses idées et ses projets peuvent être contestés. Nous vivons en démocratie libérale. Personne, pas même le premier ministre Legault qui triomphe dans les sondages d'opinion, n'est exempt de critiques et la discussion démocratique doit avoir lieu. Les idées et les projets de ce gouvernement par rapport à la création des maternelles quatre ans, la construction des dispendieuses maisons des aînés, l'abolition des commissions scolaires, la défense et la promotion de la langue française, les réformes essentielles des politiques d'aide à la jeunesse, le traitement inique de nos aînés, le sous-financement de nos services publics, les choix budgétaires et le sort réservé chez nous aux gens racisés et de manière plus générale à nos politiques d'immigration sont autant de sujets qui seront à l'ordre du jour l'automne qui vient. Pour la plupart de ces dossiers, il y a plusieurs façons d'envisager les choses. Ce qui suscitera des débats. On verra alors comme le disait si bien l'ex-premier ministre libéral Robert Bourassa qu'en politique « six mois, c'est une éternité », les sondages d'aujourd'hui paraîtront alors comme l'expression d'une belle époque pour les sympathisants de la Coalition avenir Québec et de François Legault. Je les invite à faire preuve de prudence en regardant l'horizon politique et surtout à ne pas jouer aux fanfarons et à se gonfler les bajoues, car après l'hiver de la pandémie, il y aura un printemps politique...



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