Société Arts & culture Sports Chroniqueurs Concours Annonces Classées

  HABITATION / Construction Estrie

Maison de cannabis, maison de moisissure!

 Imprimer   Envoyer 
Photo : Dans ce comble, l'entrée électrique a été trafiquée et de la moisissure s'est formée sur le pontage et les fermes, deux signes que la maison a pu servir à la culture de cannabis. PHOTOS : Sûreté du Québec
APCHQ Estrie Par APCHQ Estrie
Vendredi 8 juillet 2016

Au plafond du sous-sol, les solives et le sous-plancher sont peints en blanc. Les madriers sont percés de nombreux de trous et un nombre anormal de boîtes de jonction électriques sont visibles. Voilà les premiers indices qu'une maison a servi à cultiver du cannabis. Voulez-vous vraiment vous lancer dans sa rénovation?

Même si les vendeurs - ou la police! - ont retiré l'équipement de production, une maison ayant servi à une culture peut en porter les traces jusque dans ses entrailles et transformer en calvaire l'expérience d'un acheteur qui croyait faire une bonne affaire. Le cannabis croit dans un environnement de forte humidité. Qui dit humidité, dit moisissure.

Dans plusieurs cas, les repaires des mariculteurs ont fait l'objet d'une descente policière. Ces maisons sont vendues en déclarant ce vice, souvent au rabais et sans garantie légale. Si vous avez le talent, le temps et l'argent nécessaires pour démolir et refaire à neuf l'intérieur du bâtiment, ce pourrait être une aventure intéressante.

La plupart du temps, la production a été modeste et les installations ont été démontées après quelques mois seulement. Les producteurs de cannabis sont partis s'installer ailleurs, avant que les soupçons du voisinage et la surveillance de la police aboutissent à une perquisition.

Fenêtres barricadées, installations électriques altérées, restes de conduits de ventilation inhabituels, traces noires (moisissure) sur les murs, dans les placards et dans les combles sont autant d'indices, tout comme la peinture blanche et autres matériaux réfléchissants au sous-sol ou dans les combles.

Le taux d'humidité de l'air pour une culture de cannabis avoisine les 100 %. Le bâtiment réagit très mal à toute cette humidité. En quelques semaines, il sera contaminé par la moisissure.

L'humidité d'une culture au sous-sol migrera par capillarité dans les murs du rez-de-chaussée, jusqu'à l'entretoit. Il y aura prolifération de moisissures dans les murs, les feuilles de gypse humides étant un environnement de choix pour ces champignons qui finissent par contaminer l'air.

Pour déterminer si la maison est habitable, il faudra réaliser un test de qualité de l'air et effectuer quelques coupes exploratoires dans les murs. Toute la moisissure devra être retirée, qu'elle soit en surface, cachée sous une couche de peinture fraîche ou dissimulée dans les murs. Le grand ménage peut se transformer en corvée de démolition.

Si le vendeur déclare que son bien a servi à la culture dans le passé et que tout a été nettoyé, exigez les factures et garanties des entreprises qui ont réalisé les travaux de décontamination. Et avant de vous lancer dans l'aventure, posez-vous la question : est-ce véritablement aubaine, compte tenu des mauvaises surprises que vous pourriez découvrir pendant les travaux?


  A LIRE AUSSI ...

Rue Wellington : un homme s’introduit dans un commerce et mange la nourriture des employés

Jeudi 13 août 2026
Rue Wellington : un homme s’introduit dans un commerce et mange la nourriture des employés
Quatre arrestations pour conduite avec les capacités affaiblies à Magog

Mardi 11 août 2026
Quatre arrestations pour conduite avec les capacités affaiblies à Magog
Magog : avis d’ébullition dans le secteur Michigan

Mardi 11 août 2026
Magog : avis d’ébullition dans le secteur Michigan
NOS RECOMMANDATIONS
Il frappait des passants au centre-ville de Sherbrooke

Mardi 11 août 2026
Il frappait des passants au centre-ville de Sherbrooke
Une cheminée pour sauver les Martinets ramoneurs à Magog

Jeudi 6 août 2026
Une cheminée pour sauver les Martinets ramoneurs à Magog
Violence conjugale, alcool au volant : plusieurs arrestations à Sherbrooke

Lundi 10 août 2026
Violence conjugale, alcool au volant : plusieurs arrestations à Sherbrooke
PLUS... | CONSULTEZ LA SECTION COMPLÈTE...

 
Chat GPT, Le sommelier du journal Estrieplus
Vendredi, 14 août 2026
Lello Reserva 2024 : un rouge portugais généreux et élégant

Daniel Nadeau
Mercredi, 12 août 2026
Haïr ceux que l’on a injuriés !

François Fouquet
Lundi, 10 août 2026
Hier comme demain

Des tiques aux smoothies : une semaine santé pas comme les autres à Sherbrooke Par Martin Bossé Mardi, 11 août 2026
Des tiques aux smoothies : une semaine santé pas comme les autres à Sherbrooke
Hier comme demain Par François Fouquet Lundi, 10 août 2026
Hier comme demain
Violence conjugale, alcool au volant : plusieurs arrestations à Sherbrooke Par Martin Bossé Lundi, 10 août 2026
Violence conjugale, alcool au volant : plusieurs arrestations à Sherbrooke
Le territoire protégé du Marais de la Rivière-aux-Cerises s’agrandit Par Martin Bossé Vendredi, 7 août 2026
Le territoire protégé du Marais de la Rivière-aux-Cerises s’agrandit
M. Chapoutier Belleruche Côtes-du-Rhône : un classique du Rhône tout en élégance Par Chat GPT, Le sommelier du journal Estrieplus Vendredi, 7 août 2026
M. Chapoutier Belleruche Côtes-du-Rhône : un classique du Rhône tout en élégance
Fraude à Sherbrooke : la police cherche à identifier une personne Par Martin Bossé Mardi, 11 août 2026
Fraude à Sherbrooke : la police cherche à identifier une personne
ACHETEZ EstriePlus.com
bannières | concours | répertoire web | publireportage | texte de référencement | site web | vidéos | chroniqueur vedette
2026 © EstriePlus.com, tous droits réservés | Contactez-nous