Société Arts & culture Sports Chroniqueurs Concours Annonces Classées

  DÉCOUVERTES / Découvertes

Tuer son couple par amour du travail !

 Imprimer   Envoyer 
Photo : Je finissais par m’accrocher à cette solution clé en main qu’est la présence de chéri pour verser ce fleuve de négativité refoulée. - Isa Perron
Isabelle Perron Par Isabelle Perron
Mercredi 30 mai 2018

Arriver à la maison après une journée de travail (jusque-là tout va bien) et déverser le contenu de sa rude journée au creux de l'oreille attentive de son/sa confident(e)... l'avez-vous déjà fait ? Si j'ai un mea culpa à faire, c'est celui-ci ! Ça m'est arrivé ré-gu-li-ère-ment. Ça fait tellement de bien de vider son coeur et son esprit à quelqu'un qui d'emblée n'est pas là pour juger et surtout qui n'interfère en rien dans nos relations avec les autres.

Comme le glucose qui rend mes cellules accros dès la première bouchée de gâteau, je me suis rendue compte au fil des années que ce genre de confidences agissait comme un poison sur l'indice du bonheur du couple.

Il y a quelques années, je conservais certaines frustrations ou incompréhensions au plus profond de ma poitrine toute une journée de peur de déplaire ou de froisser un collègue. Je sais que c'est niaiseux. Il n'y a rien de mieux qu'une bonne discussion franche et réfléchie (de préférence) pour régler et/ou prévenir une situation. Inévitablement, les relations avec les collègues deviennent plus solides et honnêtes par la suite. Mais, ça prend un minimum de courage pour aborder des sujets moins agréables... C'est si simple de repousser au lendemain et d'attendre le bon moment... qui ne se présentera jamais.

À certains moments, je finissais par m'accrocher à cette solution clé en main qu'est la présence de chéri pour verser ce fleuve de négativité refoulée (parce qu'on s'entend, les émotions non-exprimées ne cessent de fleurir durant la journée).

C'est même déjà arrivé que ce genre de discussion s'immisce sur une terrasse un jeudi soir autour d'une coupe de vin. Une fois, c'est normal. Deux fois, ça peut arriver. Mais à un moment donné, c'est carrément un tue-l'amour. Quand le travail comble plus de la moitié des sujets de discussion... il y a un problème.

Je l'ai observé récemment chez un couple d'amis qui travaillait dans le même domaine. C'était infernal. Un parlait de son travail et l'autre renchérissait... Il n'y avait pas moyen de les raisonner. Ils se « crinquaient » mutuellement. Pour sauver l'ambiance des soupers d'amis, on évitait d'aborder le sujet trop longtemps. Je ne crois pas que ce soit l'unique raison de leur séparation, mais voilà qu'ils ne sont plus ensemble aujourd'hui.

Ils m'ont fait énormément réfléchir. Une équipe passe à travers différents chemins sinueux et trépidants qui au final contribueront à sa solidité. C'est normal d'écouter et de réconforter l'autre, mais y'a rien d'excitant à ce que ça devienne le centre de la relation.

Avec le temps, j'ai appris à parler des irritants aux bonnes personnes. Souvent, le principal trouble-fête s'appelle perception. Lorsqu'on part du principe que tout le monde essaie de faire de son mieux (même si ça ne semble pas toujours être le cas), ça aide à calmer ses ardeurs.

Les trajets en voiture et l'activité physique aident aussi à réduire les tensions et à relativiser une situation. Chéri(e) n'est pas obligé de tout savoir. Plus on parle d'une situation, plus on y accorde de l'importance et plus les proportions deviennent démesurées...

Cela dit, c'est sain de se confier à l'autre sur les différents défis du quotidien. Ce genre de discussion permet de mieux se comprendre.. Y'a rien de mieux qu'un bon « chialage » pour se sentir plus léger... N'empêche que moins on insiste sur le négatif et plus notre baromètre de bonheur est en santé.

Isabelle


  A LIRE AUSSI ...

800 000 $ pour Bishop’s : l’université rejoint une mission spatiale historique sur les trous noirs

Mardi 7 avril 2026
800 000 $ pour Bishop’s : l’université rejoint une mission spatiale historique sur les trous noirs
Sherbrooke : le Siboire accélère son expansion

Jeudi 9 avril 2026
Sherbrooke : le Siboire accélère son expansion
Et Dieu, il relève de qui ?

Mardi 7 avril 2026
Et Dieu, il relève de qui ?
NOS RECOMMANDATIONS
Sherbrooke : le Théâtre Granada protégé comme bien d’intérêt patrimonial

Mardi 7 avril 2026
Sherbrooke : le Théâtre Granada protégé comme bien d’intérêt patrimonial
Université de Sherbrooke : des résidences étudiantes bientôt au privé

Vendredi 3 avril 2026
Université de Sherbrooke : des résidences étudiantes bientôt au privé
50 ans pour l’Université du 3e Âge à Sherbrooke

Mardi 7 avril 2026
50 ans pour l’Université du 3e Âge à Sherbrooke
PLUS... | CONSULTEZ LA SECTION COMPLÈTE...

 
Chat GPT, Le sommelier du journal Estrieplus
Vendredi, 10 avril 2026
Le vin Altano Vin Biologique Douro 2023

Daniel Nadeau
Mercredi, 8 avril 2026
Amour, politique, confiance et vidanges…

François Fouquet
Mardi, 7 avril 2026
Et Dieu, il relève de qui ?

Un coup de pouce attendu pour les microbrasseries en Estrie Par Martin Bossé Vendredi, 3 avril 2026
Un coup de pouce attendu pour les microbrasseries en Estrie
Le vin Koskil Pinot Noir Patagonia 2023 Par Chat GPT, Le sommelier du journal Estrieplus Vendredi, 3 avril 2026
Le vin Koskil Pinot Noir Patagonia 2023
La saison 2026 des travaux démarre fort à Sherbrooke Par Martin Bossé Mercredi, 8 avril 2026
La saison 2026 des travaux démarre fort à Sherbrooke
Vos objets méritent une seconde chance Par Martin Bossé Jeudi, 2 avril 2026
Vos objets méritent une seconde chance
Ouvert ou fermé pour le long congé de Pâques en Estrie Par Martin Bossé Vendredi, 3 avril 2026
Ouvert ou fermé pour le long congé de Pâques en Estrie
Université de Sherbrooke : des résidences étudiantes bientôt au privé Par Martin Bossé Vendredi, 3 avril 2026
Université de Sherbrooke : des résidences étudiantes bientôt au privé
ACHETEZ EstriePlus.com
bannières | concours | répertoire web | publireportage | texte de référencement | site web | vidéos | chroniqueur vedette
2026 © EstriePlus.com, tous droits réservés | Contactez-nous