Société Arts & culture Sports Chroniqueurs Concours Annonces Classées

  AFFAIRES & JURIDIQUE / Affaires & juridique

Recruter en temps de pandémie

 Imprimer   Envoyer 
Anita Lessard Par Anita Lessard
Vendredi 29 mai 2020

Maintenant que les restrictions commencent à être levées pour plusieurs secteurs de l'économie, la recherche de main d'œuvre a également repris son cours pour les employeurs. Les agences de recrutement et de placement de travailleurs qui les aident à trouver, ont aussi eu à faire des ajustements pour poursuivre leurs activités.

Patricia Aubry est consultante chez Inacre Conseil de Sherbrooke, une agence spécialisée dans le recrutement et chasse de tête, ainsi que dans la consultation ressources humaines. Comme pour plusieurs autres entreprises, de nouvelles façons de faire ce sont imposées d'elle-même pour éviter l'interruption de services. « Je suis en télétravail depuis le tout début du confinement. Pour les recruteurs c'est plus facile parce qu'on peut rejoindre les candidats chez eux; ça n'a pas trop alourdi le processus. On a quand même beaucoup de gens qui ont été coupés avec la COVID. On a des postes que l'on avait annoncé qui ont été annulés par nos clients (employeurs) », explique Mme Aubry.

Avec la crise le taux d'emploi a drastiquement chuté au cours des dernières semaines, ramenant les statistiques à nivaux vus dans des années antérieures. Cela n'empêche pas Inacre Conseil de continuer à recruter de la main d'œuvre. « Il y a eu un revirement; au cours des deux dernières années, on avait plus de demandes de clients que de candidats disponibles. Là c'est l'inverse qui se produit. On a toujours eu des mandats pour les entreprises qui étaient considérées comme services essentiels par exemple. Mais on faisait quand même beaucoup d'entrevues pour monter nos banques et être prêts quand ça va repartir. »

Même si plusieurs d'entre eux ont dû mettre les nouvelles embauches sur la glace, l'agence continue d'accompagner dans leurs démarches, les employeurs qui poursuivent leurs activités. « Toutes les entrevues virtuelles on les fait avec les clients; il faut les ‘'coacher'' puisqu'il y en a qui n'ont jamais utilisé cette méthode-là, les candidats non plus d'ailleurs. En général, la première entrevue se fait virtuellement; la deuxième se fait sur les lieux, parce qu'évidemment tu ne peux pas offrir un poste à quelqu'un qui n'a pas visité l'endroit », fait valoir Patricia Aubry. Elle précise que toutes les précautions et directives de la santé publique sont appliquées par les parties pour assurer la sécurité de tous.

Mme Aubry dit remarquer une certaine reprise des embauches depuis deux semaines mais avance que cette crise aura probablement des effets durables sur le marché de l'emploi. « Ça va rester comme ça un petit bout je pense. Les entreprises n'ouvriront pas tous les postes dans la prochaine année. Je dirais que le marché va redevenir favorable d'ici au moins un an. À ce moment-là les entreprises vont avoir plus de choix. Ce qui n'était pas le cas avant la crise. Dans les deux dernières années, en 48 heures si tu n'avais pas fait une offre à un candidat, tu l'avais perdu. Ce sont les candidats qui avaient le choix; là je crois que l'on va atteindre un certain équilibre. »

La pandémie offre aussi aux chercheurs d'emploi l'opportunité de réévaluer leur rapport au travail. « J'ai quelques candidats qui me disaient que leur façon de voir le travail a changé aussi, en réalisant que c'est plaisant d'avoir du temps. Je pense que les employeurs vont devoir s'adapter au fait que les candidats vont vouloir avoir une meilleure qualité de vie », selon Mme Aubry. Une preuve de plus que cette ‘'pause'' apportera assurément son lot de changements pour les années à venir.

Inacre.ca


  A LIRE AUSSI ...

Fermeture de Meubles South Shore : la députée Geneviève Hébert exprime son soutien aux travailleurs de Coaticook

Mercredi 29 avril 2026
Fermeture de Meubles South Shore : la députée Geneviève Hébert exprime son soutien aux travailleurs de Coaticook
Start-up Award 2026 : une chance unique pour les entreprises de Sherbrooke

Mardi 28 avril 2026
Start-up Award 2026 : une chance unique pour les entreprises de Sherbrooke
La 4e édition de l’Expo entrepreneuriale arrive à Sherbrooke

Vendredi 24 avril 2026
La 4e édition de l’Expo entrepreneuriale arrive à Sherbrooke
NOS RECOMMANDATIONS
Université Bishop’s : doctorat honorifique Marie-Philip Poulin

Lundi 1 juin 2026
Université Bishop’s : doctorat honorifique Marie-Philip Poulin
MISE À JOUR : Une adolescente de 17 ans portée disparue à Sherbrooke

Vendredi 5 juin 2026
MISE À JOUR : Une adolescente de 17 ans portée disparue à Sherbrooke
Pelouse : la ville de Sherbrooke veut favoriser des aménagements plus écologiques

Mercredi 3 juin 2026
Pelouse : la ville de Sherbrooke veut favoriser des aménagements plus écologiques
PLUS... | CONSULTEZ LA SECTION COMPLÈTE...

 
Été 2026 : « Magog s’anime ! » Par Martin Bossé Vendredi, 5 juin 2026
Été 2026 : « Magog s’anime ! »
Les câlins souverainistes Par Daniel Nadeau Mercredi, 3 juin 2026
Les câlins souverainistes
Pelouse : la ville de Sherbrooke veut favoriser des aménagements plus écologiques Par Martin Bossé Mercredi, 3 juin 2026
Pelouse : la ville de Sherbrooke veut favoriser des aménagements plus écologiques
Sherbrooke veut améliorer la sécurité de trois pistes cyclables dès l’été 2026 Par Martin Bossé Mercredi, 3 juin 2026
Sherbrooke veut améliorer la sécurité de trois pistes cyclables dès l’été 2026
Inondation :  950 000 $ pour soutenir deux MRC en Estrie Par Martin Bossé Vendredi, 5 juin 2026
Inondation : 950 000 $ pour soutenir deux MRC en Estrie
Austin : tensions autour d’un déboisement massif Par Martin Bossé Mercredi, 3 juin 2026
Austin : tensions autour d’un déboisement massif
ACHETEZ EstriePlus.com
bannières | concours | répertoire web | publireportage | texte de référencement | site web | vidéos | chroniqueur vedette
2026 © EstriePlus.com, tous droits réservés | Contactez-nous