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  CHRONIQUEURS / Être LGBTQ+ en Estrie

Parlons sexe, genres et identité

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Photo : Un gai, ça peut ne pas être efféminé. Une lesbienne, ça peut être une personne féminine. - Sarah Beaudoin
Sarah Beaudoin Par Sarah Beaudoin
Vendredi 12 avril 2019

Pourquoi discuter de sexualité est si tabou dans la société? Comment en est-on venu à hyper sexualiser les annonces télévisées, les publicités de magazines, les costumes de scènes des artistes et les vidéos de musique sans toutefois être capable d'aborder le sujet de façon directe, saine et réciproque? Pourquoi est-ce que certaines personnes se considèrent comme responsables ou « propriétaires » même, de notre corps, et osent nous dire ce qu'on devrait en faire, comment on devrait l'utiliser et quels types de questionnements on devrait avoir?

Un gai, ça peut ne pas être efféminé. Une lesbienne, ça peut être une personne féminine. Les organes génitaux ne déterminent pas le genre de la personne et le genre de la personne ne devrait en aucun cas déterminer comment il ou elle s'habille. Si on laisse tomber les normes genrées restrictives et rigides, on se rend compte que peu de gens correspondent réellement à ce qu'on considère comme homme, femme ou personne non-binaire. Du moins, peu de personnes y correspondent totalement. Mais pourquoi, dans ce cas, continuons-nous à suivre ces normes de société? Si on les connaît et on ne les désire pas, qu'est-ce qui nous pousse à le faire?

Déjà, il faut être à l'aise avec la sexualité pour oser défier ces normes. Regarder de la pornographie ou avoir des relations sexuelles fréquentes ne constitue pas une éducation sexuelle et une connaissance de la sexualité suffisante. Il faut comprendre que la sexualité d'une autre personne...

- Existe peu importe le rôle que la personne occupe dans votre vie;
- Ne correspond pas nécessairement à nos attentes ou perceptions;
- N'est pas là pour nous satisfaire ou correspondre à notre idéal, mais appartient uniquement à la personne qui la vit.

Si on peut parler de sexualité plus aisément, dans un contexte où les personnes interlocutrices sont disponibles et à l'aise, on pourra alors ouvrir la porte à la démystification du tabou des questionnements sur notre orientation sexuelle et notre identité de genres.

Après tout, qu'est-ce qui est réellement dommageable? Le fait que certaines personnes redéfinissent leur identité de genres ou le fait que d'autres ne veulent pas l'accepter?

Effectuer une réflexion sur sa propre identité de genres est seulement tabou parce que plusieurs...

- Ne sont pas assez informé.es des différentes réalités possibles;
- Ont peur de susciter le malaise s'ils ou elles abordent le sujet;
- Ont des réticences à accepter leur propre identité sexuelle et de genres, ainsi que celle de leurs proches, considérant que cela requis de réfléchir sur sa propre personne et que ça peut être confrontant.

Comment faire, en Estrie, pour s'informer sur ces différentes réalités ?

Vous pouvez participer aux différentes activités organisées par les organismes LGBTQ+ régionaux et nationaux. Parmi ceux-ci, nommons entre autres :

GRIS Estrie
IRIS Estrie
GATUS
Interligne
Conseil québécois LGBT
Aide aux trans du Québec
Coalition des familles LGBT

Après tout, une discussion saine, suscitant l'ouverture et l'écoute sur la sexualité avec des gens de confiance, ne peut qu'être bénéfique, qu'importe l'orientation sexuelle ou l'identité de genres de la personne.

Sarah Beaudoin
Présidente chez Sarah Beaudoin- Conseillère en communications

 

 


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