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CHRONIQUEURS / L'Agora
Daniel Nadeau Par Daniel Nadeau

Mercredi, 29 septembre 2021

Les dés sont jetés : Rouge minoritaire



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Je vous avais promis dans ma dernière chronique que je vous reviendrais cette semaine avec une analyse des répercussions de la dernière élection sur l'avenir du Québec et du Canada. Je m'exécute donc aujourd'hui. D'entrée de jeu, vous me permettrez de dire que je suis assez fier de ma dernière chronique où j'avais réussi à prédire les résultats et à en tirer les analyses préliminaires. Celles et ceux qui ne l'ont pas lu, je vous invite à la lire.

Cela étant, je vous fais part des enjeux que soulèvent le résultat de la dernière élection et je crois que cette élection, malgré ce que l'on en dit, est très importante pour l'avenir du Québec et du Canada. Réflexions libres sur les enjeux principaux de la politique canadienne...

La faible participation au scrutin

La première chose qui s'impose à nous dans l'analyse de la dernière élection fédérale c'est le faible taux de participation de la population au scrutin. Si j'en crois les derniers chiffres d'Élections Canada, le taux de participation au dernier scrutin s'est établi autour de 62 %. Ce qui en fait l'un des pires taux de participation dans l'histoire politique moderne. Cela est inquiétant pour l'avenir. Il est vrai que le Québec a connu pire alors qu'en 2008, le taux de participation avait atteint 57,43 %. On peut discuter longtemps sur les raisons qui expliquent ces taux faméliques. Cette année, la pandémie ne facilita pas le vote même si les autorités avaient prévu des moyens pour favoriser ce dernier comme le vote postal par exemple.

Ce qui inquiète le plus c'est de voir s'effriter notre rapport à la vie démocratique. Le cynisme ambiant, la perte de confiance dans nos institutions, l'érosion de la confiance dans notre classe politique et la montée de l'individualisme sont autant d'éléments qui annoncent des jours pluvieux pour la démocratie au Canada. Il ne faut pas se culpabiliser à outrance, car c'est un phénomène global qui touche toutes les démocraties occidentales. Néanmoins, la montée du populisme à la Maxime Bernier et les conséquences délétères de la propagation de fausses informations ne pourront qu'avoir de lourdes conséquences sur le vouloir vivre ensemble. On peut bien envisager toutes sortes de solutions comme la réforme du mode de scrutin, l'abaissement de l'âge du vote de 18 ans à 16 ans ou encore l'implantation du vote électronique, mais tout cela ne représente que des sparadraps qui cachent le problème de la vie en société et du vivre ensemble.

La balkanisation du Canada

Le Canada est un grand pays peu peuplé pour l'immensité de son territoire. Ce qui fait en sorte que le vote de citoyens dans les grands centres urbains n'a pas la même valeur que celui des Canadiens des zones rurales et semi-rurales. Outre ces phénomènes communs à toutes les grandes démocraties, le Canada postnational de Justin Trudeau se distingue par des intérêts opposés entre les diverses régions canadiennes qui composent le Canada. Par exemple, Le Grand Nord canadien, pas exclusivement, mais de façon importante, a un problème avec l'intégration des nations autochtones à la vie démocratique canadienne. La question des Premières Nations s'impose de plus en plus comme le plus grand problème du Canada au 21e siècle. Les femmes autochtones assassinées ou disparues, le drame des pensionnats autochtones, les conditions de vie pitoyables que l'on retrouve dans les réserves et la reconnaissance de ces diverses nations sont un dossier majeur et il serait urgent que le gouvernement Trudeau et les parlementaires élus des différentes formations politiques qui composent ce parlement minoritaire prennent le taureau par les cornes pour que nous puissions passer à autre chose.

Outre la question des Premières Nations, on ne peut passer sous silence le sort réservé aux francophones partout au Canada. Malgré la résilience et la combativité de nos compatriotes de langue française qui vivent ailleurs qu'au Québec, beaucoup est à faire pour leur assurer de pouvoir vivre dans leur langue partout au pays. Le français recule même au Québec et nos gouvernements doivent légiférer de façon urgente pour mettre un frein au recul du français à Montréal.

La langue est une question sensible en politique canadienne, mais il y a aussi une question sous-jacente qui touche la nation québécoise, en particulier c'est le phénomène du Quebec Bashing qui se manifeste régulièrement au Canada envers la nation québécoise. La question au débat anglais n'en est que le plus récent exemple. Au Canada où l'on se fait une fierté de combattre la discrimination et le racisme systémique, on se plait aussi à se permettre de se comporter en raciste envers la nation québécoise. Essentialiser le Québec comme un endroit antidémocratique et raciste dépasse l'entendement. La classe politique canadienne-anglaise et leurs médias ont une réflexion à faire et ils doivent prendre conscience de l'existence de cette discrimination systémique envers le Québec et ses habitants.

La santé, les changements climatiques et la politique internationale

Outre les problèmes liés à la balkanisation du Canada, il faut aussi voir que cela est amplifié par la question des changements climatiques. Le Canada est un pays producteur de pétrole et un pays d'énergie verte selon les régions. Le pétrole et les énergies carbones à l'Ouest et à Terre-Neuve, le nucléaire en Ontario et l'hydroélectricité au Québec. La décarbonisation de l'économie avantage nettement le Québec. Pourtant, le Canada semble incapable de se donner une politique énergétique commune. Cela explique de nombreuses tensions au pays qui se reflètent d'ailleurs dans le soutien à des taux de vote lénifiant du vote conservateur dans l'Ouest. Les libéraux de Justin Trudeau ont beau avoir le meilleur programme de lutte aux changements climatiques, il reste qu'agir en ce domaine est une tâche urgente comme l'ont rappelé les milliers de jeunes canadiennes et canadiens qui sont descendus dans les rues vendredi dernier.

La santé est un sujet incontournable. La pandémie de la COVID-19 continue de faire des ravages et le système hospitalo-centrique canadien éclate de partout. Cela est particulièrement visible en Alberta et au Québec en ce moment. Le nombre de cas, le taux d'occupation élevé des lits aux soins intensifs dans les hôpitaux et nécessite une réorganisation de notre système de santé. Contrairement au gouvernement Legault, je ne vois pas d'un mauvais œil le fait que le gouvernement fédéral veuille jouer un rôle dans l'élaboration de règles communes dans toutes les provinces. L'idée même de l'existence d'un système de péréquation vise notamment à ce que toutes les Canadiennes et tous les Canadiens aient les mêmes services et la même qualité de soin partout au Canada. Un réinvestissement massif est nécessaire au Canada en matière de santé, mais tous les gouvernements devraient collaborer à améliorer les choses.

En matière de politique internationale, le Canada n'a toujours pas de politiques claires. Par exemple, quelles relations aurons-nous désormais avec la Chine à la suite du dénouement de l'affaire des deux Michael qui ont été emprisonnés injustement plus de mille jours ? Nous devons avoir une politique claire, car que nous les aimions ou pas, les Chinois sont nombreux et la Chine s'imposera bientôt comme la première puissance mondiale devant les États-Unis qui sont en déliquescence. De grandes questions se posent et le nouveau gouvernement devra nous donner des réponses.

Bref, les questions sont plus nombreuses que les réponses. Que fera ce gouvernement minoritaire dans les prochains mois et les prochaines années ? Nous n'en savons rien. Faites vos jeux, les dés sont jetés : Rouge minoritaire...


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