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Rosemarie Lacroix Par Rosemarie Lacroix

Jeudi, 21 décembre 2017

L’abreuvoir européen



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Rosemarie (à gauche) et Lara.

Comme vous le savez peut-être, j'ai passé un mois, un merveilleux mois, en Suisse, dans le cadre d'un échange étudiant. Un échange étudiant, dans sa définition entièrement démantelée de tout détail, c'est aller vivre dans une famille d'étranger dans une autre ville, un autre pays ou un autre continent, et aller à l'école avec son étudiant associé pour vivre dans son quotidien.

En fait, comme vous vous en douté sûrement, c'est infiniment plus que ces 29 mots et c'est surtout une expérience d'apprentissage incroyablement enrichissante. Apprendre à croire en soi, en la valeur de sa personnalité. Apprendre à croire en le monde ainsi qu'en les merveilleux êtres qui le compose. Apprendre à se débrouiller dans un autre pays, avec une autre langue et une autre culture. Tout cela n'a pas de prix (en fait, ça en a un, plutôt massif en plus, mais je vais éviter de le mentionner, question de ne pas gâcher l'effet dramatique.)

Malgré toutes les belles leçons de vie que j'ai pu intégrer dans mon quotidien et toutes les amitiés qui en sont ressorties, un évènement en particulier rejoue en boucle dans ma tête.

J'avais passé une longue journée à marcher, principalement à magasiner, dans la magnifique ville de Zurich. Sa luxuriante fraicheur avait épuisé toute ma réserve d'air chaud et honnêtement, mon cardio n'est pas d'une très grande qualité alors j'avais grandement besoin d'une bouteille d'eau. Écoutant mon corps et ma gorge sèche, je me suis tourné vers Lara, ma merveilleuse étudiante pour mon échange, pour lui demander où se trouvait l'épicerie ou le dépanneur le plus proche, afin de m'arrêter, me réchauffer et m'abreuver.

En riant, elle me pointe une fontaine avoisinante et m'explique que c'est ridicule de payer 10 francs pour une bouteille d'eau alors que je peux boire à volonté et gratuitement. Je pivote sur moi-même, excitée à l'idée de pouvoir enfin assouvir ma soif, et je me retrouve nez à nez avec ce qui était, au point de vue d'un Européen, un simple abreuvoir, mais qui semblait à mes yeux être un monument historique protégé par l'UNESCO.

Le réservoir d'eau s'apparentait à une fontaine que l'on aurait pu repérer dans les jardins du château de Versailles, lors de ses années de gloire. Je sais, je semble exagérer, mais sur le coup j'ai fait face à un moment de surprise. Je me suis retournée vers Lara, en riant à mon tour, pensant que c'était une blague. Je lui ai redemandé où se trouvait le commerce le plus proche et susceptible de vendre de l'eau. Elle a essayé de me convaincre que non, elle ne mentait pas, et que ces fontaines étaient bel et bien faites pour l'usage public, mais je ne l'ai pas crue.

Au moment où j'allais me diriger vers de nouveaux horizons, probablement meilleurs parce qu'ils comportaient une chance de finalement mettre fin à cette soif atroce qui me tordait la gorge, j'ai jeté un dernier coup d'œil impressionné à l'abreuvoir et je me suis rendu compte qu'une jeune femme dans la vingtaine ainsi qu'un vieil homme buvaient l'eau sortant de l'imposant monument. Mettant en perspective toutes mes connaissances sur la vie, j'ai décidé de me lancer dans l'expérience européenne et d'aller boire dans ladite fontaine.

Sans grande révélation, j'ai réalisé qu'elle ne goûtait pas aussi chevaleresque que sa parure laisse supposer. Décevant, je sais.

Bref, cette anecdote symbolise pour moi tout l'aspect d'apprentissage et d'ouverture d'esprit à la nouveauté; des notions qui ont été très sollicitées durant ces trente jours. Finalement, ce mois dernier a été le meilleur de toute ma jeune vie et je crois sérieusement que toute personne en état de faire un échange étudiant devrait s'inscrire, car les merveilleux souvenirs confectionnés là-bas valent mille fois les petites peurs d'avant le départ.


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