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CHRONIQUEURS / L'Agora
Daniel Nadeau Par Daniel Nadeau

Mercredi, 15 avril 2015

Culture de voyous



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Personne ne peut rester insensible à la dérive des manifestations étudiantes de l'UQAM cette dernière semaine. On ne peut non plus cautionner les événements antidémocratiques qui ont eu cours en marge des assemblées générales du Cégep du Vieux-Montréal.

Le mouvement étudiant qui a connu de meilleures années apparaît aujourd'hui comme gangrené par la main mise d'une minorité « d'anarchistes jusqu'au-boutistes » sur ses destinées. Il est temps, plus que temps, que les étudiants reprennent le contrôle de leur vie démocratique. On ne peut tout excuser au nom de la jeunesse et du combat de la « méchante austérité ».

Ce dont il est question aujourd'hui, ce n'est pas un débat entre valeurs différentes, mais bel et bien d'un détournement de notre vie démocratique au profit d'une vision anarcho syndicale que Marx et Engels appelaient la maladie infantile du communisme au 19e siècle. Regards critiques sur le mouvement étudiant québécois.

Retour sur images

À la fin des années 1970, le mouvement étudiant ainsi que les organisations populaires et syndicales avaient fait l'objet de kidnapping de leur raison d'être par les organisations d'extrême gauche de différentes obédiences par ce que l'on a, par la suite, qualifié de stratégie d'entrisme. Les militants des groupuscules d'extrême gauche avaient pris le contrôle des différentes organisations étudiantes populaires et syndicales. À cette époque, des leaders étudiants avaient repris le contrôle de leurs organisations en boutant dehors les radicaux gauchistes qui contrôlaient leurs débats et leurs vies démocratiques. Aujourd'hui, il faut que les étudiants qui croient aux valeurs démocratiques reprennent leur bien et s'investissent collectivement pour reprendre le contrôle de leur vie démocratique.

Redonner du sens

Je suis partisan de l'exercice de la démocratie au sein des organismes étudiants. J'ai moi-même été un produit de cette vie associative et cela m'a formé à mes droits civiques et m'a conduit à m'impliquer dans la vie politique. Le problème n'est pas que l'on puisse retrouver chez les étudiants des partisans de l'anarchie ou des gauchistes pressés, mais plutôt que ces derniers évacuent par des moyens pour le moins discutables le courant modéré omniprésent parmi la communauté étudiante.

Les étudiants, comme les citoyens, ont des opinions très variées sur les faits de notre vie en société. On retrouve parmi cette communauté une pluralité d'opinions de droite et de gauche et surtout beaucoup de pas d'opinions. C'est bien là le drame. La nature ayant horreur du vide, les militants purs et durs profitent du désintérêt de la majorité des étudiants pour s'emparer de leur organisation.

S'il est évident que la judiciarisation actuelle du conflit étudiant résulte de la culture de l'individualisme et du consumérisme, il n'en demeure pas moins que l'on peut paralyser la vie de nos institutions d'éducation et priver une majorité de citoyens de leur droit à vaquer à leur occupation sous de fallacieux prétextes comme le combat de l'austérité où de la civilisation des hydrocarbures. Il y a un endroit dans une société libre et démocratique pour mener ces combats et c'est l'arène politique au sens large, incluant l'espace public où se déploie l'action des mouvements syndicaux et sociaux : la rue.

Se réapproprier notre vie démocratique

Une tâche immense nous attend tous. Nous devons tous ensemble nous réapproprier notre vie démocratique. Il faut investir les partis politiques, les mouvements sociaux. Il faut débattre collectivement de ce que nous voulons comme avenir. Notre vouloir-vivre ensemble a besoin d'une cure de santé et nous avons le devoir de mettre bien haut dans nos priorités les valeurs démocratiques qui fondent notre vie en société. Il faut, plus que jamais, dénoncer les truismes maladifs comme celui voulant que la violence de l'État et de ses forces de l'ordre légitiment les actes de vandalisme d'une minorité de têtes brûlées.

Oui, il faudra un jour revoir la Loi sur la reconnaissance des associations étudiantes et baliser les manifestations de ses diverses actions possibles. Le temps n'est cependant pas à la tenue de ces débats fondamentaux pour l'avenir de la vie démocratique étudiante. Le temps se prête plutôt à l'implication accrue des étudiants dans la vie de leurs associations afin d'expurger de ses rangs cette minorité active et opiniâtre qui cherche à instaurer à demeure une culture de voyous étrangère à notre identité profonde de Québécois.


Genevieve Hébert, députée de Saint-Francois
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