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CHRONIQUEURS / L'Agora
Daniel Nadeau Par Daniel Nadeau

Mercredi, 9 juillet 2014

Pomper du fric!



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C'est l'été. La saison des grands profits pour les compagnies pétrolières. Une visite à une station-service près de chez vous sera plus convaincante que tous les mots que je peux écrire. À l'approche des grands weekends festifs de l'été et des périodes de vacances, les pétrolières ne jurant que par la loi de l'offre et la demande, font étalage de leurs prix du litre d'essence qui est aux environs de 1,40 $ le litre pour l'Estrie alors que ce même litre d'essence se vend près de 1,48 $ dans la grande région de Montréal.

Nous sommes malheureusement devenus un peu las devant ces hausses de prix estival et les compagnies pétrolières ont perdu depuis longtemps toute crédibilité à nos yeux de consommateurs. Tout ce que nous savons c'est que les pétrolières veulent pomper notre fric pour enregistrer de faramineux profits aux fins de trimestre. On ne peut s'attendre à autre chose de la part de ces compagnies privées qui n'ont qu'une mission : faire des profits...

Le fric des médecins

Nous sommes aussi interpellés en ce début de période estivale par les négociations entre les médecins et notre gouvernement pour reporter leurs hausses de salaire qui atteignent près du demi-milliard de dollars alors que l'état actuel de nos finances publiques est préoccupant et que le ministre des Finances peine à atteindre les équilibres financiers pourtant promis comme étant incontournables. Même si nos cerveaux se sont mis en pause été, nous avons quand même la désagréable impression que des compressions budgétaires massives s'abattront dès l'automne venu sur les services que nous offrent l'État québécois. Le gouvernement libéral nouvellement élu nous y a conditionnés.

Ce que nous n'étions pas en droit de nous attendre cependant c'est le débat autour de la rémunération du ministre Yves Bolduc alors qu'il était médecin et député et qu'il a profité de l'une des mesures qu'il a mise en place comme titulaire de la Santé pour s'enrichir de 215 000 $ en toute légalité et dans le respect des procédures existantes. La question de la légalité des choses n'est pas en cause ici, c'est plutôt la question de l'autorité morale du ministre et du gouvernement qui est en question. Comment le ministre Bolduc peut-il demander aux écoles, commissions scolaires, collèges et universités de se montrer raisonnables et de faire leur part pour l'atteinte du déficit zéro alors que lui a les deux mains dans l'assiette au beurre et qu'il pompe notre fric à son avantage? Pas étonnant que le vénérable Claude Castonguay ait pris la plume ce weekend pour dénoncer la situation. Je crois que le premier ministre Couillard devra être aux aguets et comprendre que pour réussir ce qu'il nous demande il doit s'assurer que tous les membres de ce gouvernement prêchent par l'exemple. Sans quoi, la confiance des citoyens ne sera pas au rendez-vous...

Les commissions scolaires et nos taxes

Ces derniers jours, nous avons aussi appris que nos taxes scolaires connaitront des hausses importantes puisque les coupes annoncées par le gouvernement viennent aux dires des dirigeants des principales commissions scolaires les empêcher de fournir les services qu'ils rendent aux élèves. La belle affaire. Quand il y a des compressions, c'est toujours nous les contribuables qui sommes mis à contribution en dernière analyse. On pompe notre fric allégrement sous le couvert des meilleures raisons du monde. La question que les commissions scolaires doivent se poser et le gouvernement par le fait même est la suivante : les commissions scolaires ont-elles les moyens de leur train de vie actuel?

Par exemple, est-il normal qu'une école engage un lobbyiste pour faire des démarches auprès de sa propre commission scolaire? Est-il souhaitable qu'une école se donne des ressources en communication marketing pour se positionner dans son milieu afin de faire meilleure figure dans son recrutement? Que ces faits soient plutôt anecdotiques ou non, ils sont préoccupants. La vraie question est à savoir si notre argent durement gagné à la sueur de notre front est bien dépensé par les titulaires des charges publiques. Avec les quelques exemples que j'ai grappillés ici et là, je m'interroge. Se peut-il que les gens élus à titre de commissaires d'école, à une très faible marge j'en conviens, fassent leur travail de poser des questions et de chercher à éliminer toutes les incongruités qui peuvent nuire à la crédibilité de leurs propos en matière de contrôle de leurs dépenses. Veulent-ils plutôt s'ajouter à la liste de celles et ceux qui veulent pomper notre fric?

Le défi du Dr Couillard

Le constat tout simple que je pose dans ce court texte c'est que trop de professionnels et d'élus traitent à la légère nos deniers publics en présumant que la source ne sera jamais tarie et que nous les cochons payeurs continuerons de payer notre dû sans rien dire. Agir de la sorte c'est insulter notre intelligence. Après les ingénieurs dont on a pu voir les prouesses à la commission Charbonneau pour pomper notre fric, voilà que les médecins, les commissaires d'école se mettent de la partie. Bientôt, nous aurons droit aux employés des grandes villes du Québec qui ne veulent pas quitter le banquet sans eux aussi pomper notre fric.

Le gouvernement Couillard a devant lui un immense défi. Il doit faire la preuve aux Québécoises et aux Québécois que les projets de revue des dépenses de notre État sont faits dans l'objectif de rendre nos vies meilleures. Rendre nos vies meilleures ce n'est pas de rendre les budgets de nos musées exsangues et de cesser d'appuyer financièrement les créateurs culturels québécois au profit des médecins et des administrateurs qui ne songent qu'à pomper notre fric. Non, le Québec ne doit pas devenir un gros hôpital où des professionnels de tout genre viennent nous pomper notre fric...


Genevieve Hébert, députée de Saint-Francois
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