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CHRONIQUEURS / L'Agora
Daniel Nadeau Par Daniel Nadeau

Mercredi, 18 août 2021

Combattre nos monstres…



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Depuis longtemps, je fréquente la pensée du penseur marxiste italien Antonio Gramschi qui fut le fondateur du parti communiste italien et emprisonné par le régime de Mussolini. Ce penseur original est à l'origine des concepts d'hégémonie culturelle et de penseurs organiques. Il est l'un des auteurs les plus cités de notre monde contemporain. Aujourd'hui, je voudrais citer l'une de ses réflexions que l'on peut trouver dans ses Cahiers de prison : « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres. »

Comment ne pas faire de rapprochement avec l'idée exprimée dans cette citation par Gramschi et notre actualité qui est marquée par le dernier rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) ? Ce dernier rapport crie à l'urgence d'agir en matière de changements climatiques. Malgré les vérités scientifiques qui ne se démentent pas, nous sommes collectivement incapables d'agir. Le hasard fait parfois bien les choses, nous sommes en élection au Canada depuis dimanche et bientôt plus de 1100 municipalités se sonneront de nouveaux conseils municipaux à la suite des élections municipales de novembre prochain. Quelques réflexions sur l'état de situation en matière de changements climatiques et surtout sur notre état d'esprit collectif dans le contexte électoral des prochains mois.

Un bilan catastrophique

Le dernier rapport du GIEC ne laisse plus de choix. Selon l'étude des derniers résultats scientifiques concernant la lutte aux changements climatiques, l'humanité est au pied du mur. Empruntant un ton qui valse entre l'apocalypse et l'espoir, la centaine de scientifiques qui signent ce rapport appelle à l'action et celle-ci doit être immédiate. Il n'y a plus place aux tergiversations. Le constat est clair : la vie comme nous la connaissons sur terre n'est plus soutenable, il faut changer nos vies et ce monde sans quoi la terre survivra, mais sans l'espèce humaine qui n'a jamais cessé de la détruire. C'est l'analogie que je veux partager avec vous concernant ce vieux monde qui meurt et le nouveau qui tarde à se manifester.

Le vieux monde qui s'écroule nous le connaissons bien. Il est caractérisé en ce moment non seulement par des guerres, la famine et les injustices, mais il sera aussi ponctué si nous ne faisons rien de phénomènes climatiques extrêmes.  Lisons le rapport des experts dans le texte tel que rapporté par Radio-Canada : « Pénurie d'eau, exode, malnutrition, extinction d'espèces... Quel que soit le rythme de réduction des émissions de gaz à effet de serre, les impacts dévastateurs du réchauffement sur la nature et l'humanité qui en dépend vont s'accélérer, assure le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), et devenir douloureusement palpables bien avant 2050. La vie sur Terre peut se remettre d'un changement climatique majeur en évoluant vers de nouvelles espèces et en créant de nouveaux écosystèmes, note le résumé technique de 137 pages. L'humanité ne le peut pas. »

Le constat est implacable, le climat se réchauffe et nos actions tardent à se traduire dans la réalité si bien que la cible de maintenir la hausse du réchauffement à deux degrés maximum pour éviter le pire ne sera pas atteint si nous ne commençons pas dès maintenant à poser des actions concrètes pour réduire le réchauffement de la planète. C'est ici que le bât blesse, car l'atteinte de résultats passe par des changements draconiens dans nos modes et styles de vies et cela sera difficile, car nous sommes habités par nos monstres qui nous condamnent à l'inaction et à l'impuissance. Ces monstres qui apparaissent dans le clair-obscur de l'intermède entre le monde qui se meurt et celui qui tarde à naître. Quels sont ces monstres ?

Nos monstres

De mon point de vue, les monstres qui peuplent nos vies se résument à l'acronyme HIPRA qui est constitué des premières lettres de la définition de chacun de ces monstres. Voyons cela.

D'abord, l'Hyperconsommation. Nous vivons dans un monde où des entreprises s'affairent à créer des besoins et nous à consommer des produits que nous n'avons pas vraiment besoin. Cette consommation excessive se traduit par une course sans fin dans une vie qui ne sert qu'à gagner de l'argent pour consommer. Cette consommation est l'un des grands pans de notre système économique capitaliste qui est fondé sur le seul profit et qui n'hésite pas à valoriser le capital au détriment de la vie elle-même. Ce n'est pas le capitalisme qui est seul en cause. Après tout, ce système économique a fait la preuve qu'il peut réduire les inégalités si l'État peut contenir les pires excès à la faveur d'une plus grande justice sociale.

Puis, l'Insouciance. Nous sommes insouciants parce que nous ne voulons pas changer un monde qui nous avantage. Cette insouciance se traduit par des histoires que nous aimons bien nous raconter et qui font de nous des gens meilleurs que nous le sommes. Notre croyance au progrès et aux technologies miracles en fait partie.

Il y a aussi la Peur du changement. Nous avons peur de voir nos vies se modifier en pensant que la solution sera pire que ce que nous connaissons. Pourtant, l'histoire de l'Occident tout au moins est une démonstration que le monde change constamment et que nous les humains avons une formidable capacité d'adaptation aux changements. D'ailleurs, l'actuelle crise pandémique a bien fait voir que nous pouvons changer si nous le voulons.

Pourquoi alors ce Refus d'agir ? C'est cela la question fondamentale. Nos gouvernements refusent d'agir parce que nous les électeurs n'exigeons pas qu'ils agissent. Nous sommes plus préoccupés sur les progrès de nos voisins et des autres pays en matière de luttes aux changements climatiques que de nos propres actions. Pourtant, nous le devons à nos enfants et à nos petits-enfants. Nous qui voulons protéger celles et ceux que nous aimons, comment pouvons-nous assister impuissants à l'extinction de notre espèce ?

Enfin, l'Appât du gain semble le principal coupable de notre refus d'agir, de notre peur changement, de notre insouciance et de notre fuite en avant dans les biens de consommation. Pourquoi sommes-nous impuissants à nous délivrer de ce monstre qui fait en sorte que nous voulons toujours plus et toujours mieux pour assurer notre confort ? Cette course effrénée dans un vide abyssal se fait au détriment de nos valeurs les plus chères comme la justice sociale et l'égalité des conditions de vie du plus grand nombre.

Nouer le dialogue

Il n'existe pas de solutions miracles pour enrayer le réchauffement de la planète. Cela passe par le changement de nos vies et de nos habitudes. Or, il sera essentiel pour que nous puissions livrer un combat pour contrer les catastrophes appréhendées de nouer un dialogue entre nous tous pour privilégier des voies d'action susceptibles de nous permettre de réussir. Ce dialogue doit réunir tous les humains de cette planète, pas seulement nos gouvernants. C'est un travail de longue haleine. On peut cependant commencer par entamer ce dialogue entre Canadiens durant la campagne électorale canadienne et la poursuivre lors des élections municipales qui s'en viennent à grands pas.

Je ne crois pas à une élite éclairée qui va nous conduire à la terre promise. Je suis plutôt enclin à croire plus que jamais à la force de l'humanité en chacun de nous et au dialogue démocratique. N'en déplaise aux petits tyrans qui croient que seules les élites ont droit de cité, je crois pour ma part qu'il faut susciter un large débat démocratique sur cet enjeu qui sera orienté vers des solutions concrètes qui auront pour effet de réduire les effets des changements climatiques dans nos vies. C'est à ce prix que nous serons capables de vaincre et de combattre nos monstres...



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