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Auteur.e de ma vie, écrire pour se libérer, écrire pour se réaliser

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Mardi 15 octobre 2019

Fanie Lebrun

« Pas besoin d’être écrivain pour écrire, il suffit de savoir parler. » Je profite de cet espace pour partager mon expérience et inviter à se laisser prendre au jeu de l’écriture sensorielle avec Guylaine Cliche, une auteure de la région qui nous guide vers la plus riche des rencontres avec soi le ressenti.

Quand j’ai appris à écrire mon nom à 4 ans, je ne savais pas que cette capacité motrice à tenir un crayon et de le faire glisser pour former des lettres changerait ma vie. Il y a longtemps que je sais que l’écriture libère et que cela n’a pas de prix. Mais, c’est au bout d’une longue rééducation de mon cerveau (et de mon ego) que j’ai pu empêcher la dyslexie me priver du plaisir d’écrire. Cela a pris du temps (beaucoup) avant de faire le saut pour me sortir du syndrome de l’imposteur et d’envoyer des textes à publier à Entrée Libre.

Pour la première fois au printemps dernier, j’ai vécu l’écriture sensorielle sous ses diverses formes dont celles pour toucher le ressenti, pour le transformer et pour ensuite faire un lègue.

L’écriture sensorielle est une démarche d’écriture développée par Guylaine Cliche, auteure de plusieurs ouvrages dont l’ « Auteur de ma vie ». Comme elle nous le rappelle : « L’aura de prestige illuminant le milieu littéraire laisse souvent penser que l’écriture n’est réservée qu’à ceux souhaitant faire partie de l’élite. Certains manifestent leur crainte d’écrire en alléguant qu’ils ne sont pas doués. Pourtant, nul besoin d’être un maître en la matière ».

Présenté en 2007 pour les premières fois, c’est après une douzaine d’années à donner des ateliers dans différents milieux, à différentes clientèles, qu’elle a produit « Auteur de ma vie ». Ainsi, les ateliers respirent la maturité de celle qui mène la barque avec une touche personnelle où l’auteure incarne ce qu’elle prône : « l’accueil, le respect, la douceur et le calme. »

Paru en avril 2019, ce livre offre une visualisation guidée (via le web) afin de vivre l’expérience d’écriture complète directement chez soi. Dès lors, si l’on choisit de vivre l’expérience en atelier, c’est une tout autre aventure qui s’annonce, avec la présence d’un groupe et d’un accompagnement inestimable.

Cela m’a plu que Guylaine nous partage des méthodes et avenues possibles en rappelant que « je ne transmets aucune vérité. J’invite cependant les gens à s’écouter pour honorer leur propre vérité. »

Pour ceux qui le souhaitent, il y a quelques moments de partage nous rappelant que nous sommes tous humains dans nos combats et souhaits d’apaisement. De sages paroles surgissent comme : « Lâche-prise pour ressentir, pour trouver ton carburant! ».

Caroline Chartier, participante de l’atelier, a bien voulu répondre aux questions suivantes. Comment décrirais-tu ton expérience ? CC – « Je me suis laissée aller dans ce que je suis et à vivre ce que j’ai à vivre. Grand merci à l’atelier parce que j’ai fait la connaissance de Guylaine et des gens du groupe avec le partage. Il y a un pouvoir à écrire sans retenue, sans se sentir obligé ou poussé. De se sentir libre de faire ce qu’on à faire pour nous en 1er. »

Que dirais-tu à quelqu'un qui hésite à écrire? CC – « Écrire est le meilleur moyen pour ne pas être censuré. Premièrement, parce que tu peux écrire ce que tu veux et tu n’es pas obligé de le faire lire. Que tu fasses des fautes, ce n’est pas grave et les tournures de phrases, on s’en fout parce que c’est à toi! Si tu veux partager, tu peux choisir les gens avec qui le faire. Tu peux écrire de la façon que tu veux, que ce soit lisible ou illisible. Tu peux vivre toutes les émotions que tu veux avec un papier et un crayon. Il n’y a personne qui va le savoir. L’écriture, c’est parfait pour libérer les émotions. »

Cela témoigne vivement qu’à l’aide d’un livre et lorsque vécu en atelier, cette démarche est des plus « purifiantes ».

Ce que j’ai retenu sont les diverses approches pour (re)prendre conscience de la puissance de l’écriture. De mobiliser les sens pour ressentir et le fait d’être guidé permet de tirer profit de « notre ressenti, notre courant de vie ». Pas de besoin d’être écrivain pour ressentir, donc aucune raison valable de ne pas écrire! Simplement de le faire dans le plaisir et de le faire en toute liberté pour se libérer.

Je dirais qu’il y a de ces gens grand par en-dedans que l’on croise sur la route de la vie. Que si l’on est moindrement présent, on le vit tel un privilège qui nous imprègne. Ces moments avec Guylaine en sont. Elle a ce pouvoir du cœur de l’âme que l’on sent lorsqu’elle nous prend par la main pour nous élancer sur notre chemin.

En la remerciant de ce cadeau offert par cette démarche accessible et personnelle telle une occasion de nous rappeler comme le dit si bien le poète Yves Boisvert, « la création nous libère du feu qui nous habite. »

Du 18 au 20 octobre, venez rencontrer Guylaine Cliche au Salon du livre de Sherbrooke au stand 104.

https://fr-ca.facebook.com/events/549485872459394/

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