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SANTÉ ET BEAUTÉ / Activités physiques
Mike Goyette Par Mike Goyette
mgoyette@entrainementphysimax.com

Mardi, 11 décembre 2012

La facilitation de l'apprentissage chez l'enfant grâce à l'activité motrice



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En tant qu'intervenant en psychomotricité auprès des enfants depuis de nombreuses années, je constate un phénomène de plus en plus apparent soit celui de l'importance de l'activité motrice afin de favoriser l'apprentissage chez l'enfant.

J'ai donc pensé vous partager ma propre expérience et mes opinions sur le sujet, le tout basé sur des centaines d'interventions et d'observations que j'ai effectué au fil du temps.

L'enfant ne joue pas pour apprendre, mais apprend par le jeu !

Cette citation revient souvent lorsque l'on consulte la littérature sur le sujet. Effectivement, l'enfant ne joue pas pour apprendre, mais plutôt, apprend par le jeu. Quand un enfant est dans l'action, il se sent directement concerné, il sera motivé et son niveau d'attention sera alors plus grand afin de capter les différentes sensations reçues au cours de son activité motrice. En milieu scolaire, ce n'est pas tant son niveau d'habiletés motrices qui déterminera son rendement, mais plutôt le fait que l'enfant aura eu la chance d'expérimenter et du même coup de réfléchir (dimension cognitive) au problème qui se présentait à lui au moment où il vivait son activité motrice.

Cette forme d'apprentissage vient en fait, compléter les autres approches éducatives vécues par l'enfant lorsqu'il est à l'école et ne saurait remplacer, la transmission de connaissances effectuée par un ou une enseignante, mais l'apprentissage par l'activité motrice vient, à tout le moins, dynamiser l'enseignement que peut recevoir l'enfant. En appui à mes propos, Paoletti (1999), mentionne que « le fait de mettre en place des situations d'apprentissages fondées sur l'expérimentation motrice ne supprime pas les bénéfices de la prise d'informations auditive et visuelle, mais les renforcent par l'ajout des données sensorielles proprioceptives, c'est-à-dire des informations en provenance des récepteurs musculaires, articulaires et labyrinthiques, stimulés par le mouvement. Lorsque l'enfant bouge son corps et ses membres en situation d'apprentissage, l'expérience sensorielle proprioceptive agit comme un processus de coordination qui contribue à l'intégration des sensations visuelles et auditives en une expérience sensorielle totale ».

L'apprenant doit être actif si l'on veut maximiser la rétention des connaissances

De plus en plus, la pédagogie nous enseigne à rendre notre apprenant actif afin de maximiser son niveau d'apprentissage et l'enfant en un bel exemple. Plus ce dernier expérimentera diverses situations motrices, plus il retiendra celles-ci dans sa mémoire à long terme. Au niveau moteur, la répétition engendre la fluidité motrice, mais ces répétitions doivent être accompagnées de situations variées qui offriront à l'enfant plusieurs possibilités pour régler son problème (pour mieux saisir cette réalité, vous pouvez lire ma chronique précédente sur l'acquisition des comportements moteurs fondamentaux chez l'enfant). Cette façon de faire se répercutera alors au niveau scolaire puisque ce dernier saura qu'il existe plus d'une manière de résoudre un nouveau concept.

Tel qu'énoncé au paragraphe précédent, le fait d'être actif amène donc l'enfant à vivre son apprentissage et à le retenir beaucoup plus facilement que s'il ne l'a qu'entendu en étant un acteur passif. Il ne faut jamais oublier que l'on retient un plus faible pourcentage de ce que l'on entend comparativement à ce que l'on vit. Le fait d'être impliqué directement dans sa situation d'apprentissage aura un effet monstre afin que le niveau d'attention de l'enfant soit maintenu et cette implication doit en outre passer par une activité physique et motrice. Les enfants aiment bouger et être dans l'action et cet intérêt se manifestera par une capacité d'attention accrue au fil du temps. Peu importe que l'on soit un pédagogue, un intervenant ou un entraîneur, le but demeurera donc de trouver une situation d'enseignement-apprentissage propice à une réception optimale du message par l'enfant.

Quelques trucs actifs pour favoriser l'apprentissage

De façon concrète, comment peut-on exploiter ce phénomène de rendre actif notre apprenant dans un contexte d'apprentissage? Si on prend l'apprentissage des nombres chez les enfants, on pourrait par exemple les faire sauter sur place en comptant jusqu'à 10. La marelle est un exemple simple d'apprentissage par l'activité motrice où la motricité globale est mise en avant-plan. Pour l'alphabet, on pourrait leur demander de se placer en équipe et de prendre la forme de la lettre demandée par l'enseignante ou l'enseignant et de conserver cette forme durant quelques secondes afin de travailler la posture et l'équilibre. Par ailleurs, le fait qu'un enfant vive des activités motrices lui faisant découvrir son espace et son environnement par le mouvement (organisation et structuration spatiale) l'aidera au niveau de son apprentissage à l'écriture notamment lorsque viendra le temps de bien positionner ses lettres entre les lignes de son cahier.

Actuellement, je vis ces expériences régulièrement avec mon fils de neuf ans. Au retour de l'école, lorsque vient le moment de lui apprendre ses tables de multiplications et de divisions, nous le faisons en mouvement. Par exemple, nous ferons de la course sur place pendant qu'il répondra à mes questions (activité locomotrice) ou bien nous bougerons en nous échangeant une balle (activité locomotrice et manipulatoire). Je constate qu'il doit se concentrer davantage et qu'il retient mieux ses tables de cette façon surtout, si je varie le tout en lui demandant occasionnellement ses tables de façon plus calme. Il existe donc une complémentarité entre les deux méthodes et il s'agit ici de bien doser l'utilisation de l'une ou l'autre des procédures.

Savoir utiliser l'apprentissage par l'activité motrice à bon escient

L'apprentissage par l'activité motrice peut constituer une forme de pédagogie intéressante offrant une alternative additionnelle aux enseignants et enseignantes au moment jugé opportun par ces derniers. En fait, cette façon de faire peut servir à bien des égards. Que ce soit pour un enfant ayant des difficultés de concentration, de mémorisation, de perception ou de motivation, cette forme d'apprentissage actif peut les aider à résoudre certaines difficultés ou à tout le moins, contribuer à les améliorer. Par ailleurs, le fait de vivre des activités motrices avec un enfant ne requiert pas nécessairement un bagage de connaissances en activités physiques et motrices de la part de l'intervenant ou de l'intervenante, mais si ces derniers possèdent certaines compétences liées au développement de l'enfant ou s'ils sont appuyés par des personnes ressources à ce niveau, il sera alors plus facile de fixer des objectifs atteignables et observables pour ceux et celles qui en ressentent le besoin.

En terminant, il faut surtout retenir que le côté ludique de l'activité motrice favorisera grandement l'implication des enfants dans le processus de l'acquisition des connaissances. Ces derniers seront plus impliqués et réceptifs et feront partie intégrante de la construction de leurs savoirs (savoir-faire, savoir-être et savoir-être en relation) et ils mémoriseront et assimileront plus facilement les notions perceptives associées aux connaissances. Comme le mentionne Paoletti (1999), « dans toute situation d'enseignement-apprentissage, pour que le message de l'enseignante ou de l'enseignante puisse passer, il faut que l'enfant soit attentif et que son attention demeure soutenue. Parmi les facteurs qui éveillent l'intérêt de l'apprenant et soutiennent son attention, il en est un particulièrement puissant, qui consiste à l'impliquer personnellement comme un élément actif du scénario pédagogique prévu ». Bref, l'apprentissage par l'action peut aider le pédagogue à atteindre ses buts et objectifs d'enseignement au primaire et lui permettre de varier ses modes de transmissions de cesdites connaissances.

Si vous désirez me suggérer un sujet pour cette chronique ou si vous avez une question à laquelle vous aimeriez que je réponde, n'hésitez pas à communiquer avec moi sur Facebook ou à l'adresse courriel apparaissant au début de cette chronique.

Site Internet : www.entrainementphysimax.com


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