par Michel Paquette
J'ai rencontré avant les fêtes, Marie Beaulé, une auteure qui a publié son premier roman. Elle est la fille de Lucien Beaulé et Irène Lessard qui demeurent toujours sur le chemin Beaulé. Son père qui affiche l'âge vénérable de 91 ans vit toujours dans la maison où il est né. Issue d'une famille de sept enfants elle a gardé son attachement avec Dudswell et un lien intime avec la région. Petite anecdote; Marie Beaulé a été compagne de classe de mon épouse pendant quelques années à Weedon ce qui confirme ce que l'on dit souvent, « le monde est petit ». C'est avec une dame sympathique et très intéressante avec qui j'ai pu échanger et dont j'ai apprécié les propos. Après sa prise de retraite de la DPJ en 2009 où elle était intervenante sociale, elle s'inscrit à un atelier d'écriture au cégep de Sherbrooke. Élément déclencheur, il n'en fallait pas plus pour qu'elle y trouve la motivation pour jeter sur papier les mots d'une fresque sociale de ce premier roman, La réalité dépasse l'affection. Inspirée par sa carrière et par l'environnement de Charlevoix, à St-Siméon plus précisément. Il s'agit « d'une histoire rocambolesque mettant en lumière l'incontournable réalité : le présent reste aussi étrangement qu'indéniablement lié aux expériences passées».
Je vous laisse donc avec ces notes biographiques et vous encourage à lire ce livre.
Native de Marbleton, Marie Beaulé, dès l'âge de dix ans, écrit déjà des petites pièces de théâtre qu'elle met en scène avec ses frères et cousins. Ses créations sont même jouées à la petite école. Durant son adolescence, quelques-uns de ses poèmes sont lus à la radio. L'écriture d'un roman est un rêve qui ne la quitte jamais.
Bachelière en service social, sa vie professionnelle se déroule au niveau de divers services à la communauté. Elle sera responsable entre autres de l'organisation de la première semaine de la Famille au Québec, puis ira à la Fédération des Unions de familles à Montréal, où elle élabore en collaboration le guide « Des Réseaux d'entraide, oui c'est possible ». Par la suite, elle se consacre à l'intervention, d'abord auprès des jeunes défavorisés dans un milieu scolaire de Québec, puis auprès des familles ayant des enfants handicapés dans un centre de réadaptation de Sherbrooke. Finalement, elle interviendra auprès des enfants en pédiatrie au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke et principalement dans le monde de la Protection de la jeunesse et des familles d'accueil. Elle se spécialise dans le développement de ressources sur mesure pour différentes clientèles : un programme de visites supervisées pour enfants en besoin de protection, des familles d'accueil de réadaptation, un centre d'hébergement alternatif pour adolescents et un appartement et des familles d'accueil pour mères et enfants en difficulté. Ainsi, pendant trente ans, elle voit chaque jour défiler des histoires de vie aussi invraisemblables les unes que les autres.
Résidante de la région de Sherbrooke, cette maman de deux enfants adoptés, amoureuse du fleuve Saint-Laurent, décide enfin de nous offrir un roman où elle partage avec nous ses passions et ses connaissances dans une histoire fictive mais si près de la réalité.
J'ai lu le livre en quelques jours, un livre passionnant avec une histoire incroyable mais qui aurait pu se passer réellement, une histoire comme les travailleurs sociaux et les travailleuses sociales en rencontrent trop souvent.