par Michel Paquette
Un 8 octobre sous le soleil avec de vrais artisans du labour, j'ai pu prendre quelques photos de ce monde de joyeux passionnés. Comme à toutes les années à l'automne, un concours est organisé qui attire des experts jeunes et moins jeunes à cette activité ancestrale essentielle; le labour. La particularité de ce concours qui se tient à Bishopton sur les terres d'Allan George, est que ces laboureurs ont attelé leurs chevaux pour tracer des sillons qui doivent "friser" la perfection. M. Knight George était juge pour cet événement qui a attiré son lot de curieux le long de la route 255 Sud et sur le site de la compétition. Il est toujours intéressant de voir ces grosses bêtes obéir aux commandes verbales de ceux qui sont aux commandes.
L'utilisation du cheval de trait connait un renouveau dans la société occidentale: Cela semble lié au développement durable, ainsi qu'à la recherche de nouveaux modes d'occupation de l'espace que l'on veut non polluants. Ces chevaux sont le plus souvent présents lors de salons agricoles. La concurrence est réapparue dans des concours d'animaux de traction et des expositions importantes. On peut aussi en observer "de retour au travail" sur certaines petites exploitations aux États-Unis et en Europe. Le cheval de trait représente désormais le retour à la nature et à un « passé idéalisé ».
Le développement des expériences pour réhabiliter le cheval de trait font de cet animal une passerelle entre le monde citadin et le monde rural, entre tradition et modernité.
Des concours de labour se tiennent également à la Chute à Blondeau, à Notre Dame de la Sallette, à Belle-Vallée au Témiscamingue, à St-valérien de Milton, à St-Arsène.
Cet évènement permet aux enfants et aux adultes de revoir ces bêtes superbes qui ont disparu trop vite du monde agricole pour faire place à la mécanisation nécessaire pour nourrir l'humanité. Heureusement, nous pouvons encore compter sur des mordus et amoureux des chevaux dans notre village et le voisinage.