par Pierrette Darsigny
La première fois que j'ai vu des gens faire du taï chi, je me suis dit que gesticuler comme ça, lentement, ça devait être très reposant (pour ne pas dire endormant) et que c'était vraiment trop lent pour moi car j'aime bien bouger. Dans mon quotidien, j'effectue les tâches à un rythme plutôt rapide et aussitôt que je commence quelque chose, ça ne traîne pas que c'est déjà terminé!
L'une de mes amies suivait des cours et ne cessait de me vanter les mérites du taï chi. J'avais mille et une bonnes raisons pour ne pas l'accompagner. Et un beau jour de mai en 2006, j'ai eu mon premier contact avec cet univers en me rendant à Ulverton, au Centre Pierre Boogaerts, pour une journée porte ouverte. Ce fut toute une découverte pour moi! En fait, c'était un premier pas vers de grands changements futurs sans que je ne m'y attende.
J'ai ressenti entre mes mains, lors de cette visite, quelque chose de totalement nouveau pour moi : le chi ou l'énergie vitale! J'étais maintenant prête à m'inscrire à des stages intensifs pour en découvrir davantage.
C'est ainsi que de stages en stages, je me suis rapprochée de moi-même. À travers les exercices et les techniques de détente, de respiration et de méditation, j'avais enfin trouvé des moyens de me connecter à mon corps. J'étais troublée de découvrir jusqu'à quel point j'étais coincée, tendue et même un peu découragée par tout le travail de réparation qu'il y avait à faire.
J'étais aussi très surprise de n'avoir rien vu de tout cela avant les stages. Peut-on être loin de soi à ce point? Mais comment s'éloigne-t-on de soi sans s'en rendre compte? Ma vie trépidante quotidienne remplie de préoccupations et de distractions pour me les faire oublier, avait tout simplement eu le dessus sur moi! Ce n'était pas sans conséquences...Ce n'est jamais sans conséquences! Lorsque la santé décline, ce n'est pas le fruit du hasard. Il y a toujours une raison! J'ai réalisé que mon travail ne me convenait plus et j'ai démissionné de mon poste. Par la suite, j'ai passé une année et demie à ce fameux centre pour suivre tous les stages. En échange des cours, j'accueillais les stagiaires et je travaillais au bureau en dehors des heures de cours. Puisque tout ce qui arrive dans la vie est une occasion de croissance, l'art du chi est devenu pour moi un mode de vie.
Depuis, je n'ai pas cessé de me transformer! J'ai commencé à écouter mon corps, à m'observer dans mes pensées et mes réactions. J'ai appris et j'apprends encore à détendre mon corps, à apaiser mon mental, à me calmer, à m'intérioriser. Les événements de ma vie sont de moins en moins dramatiques et je les aborde d'une façon plus posée, plus équilibrée. Pour être brève, je dirais simplement que je grandis, jour après jour, dans une qualité de présence à moi-même et à l'autre.
Lors des futures parutions du Papotin, j'apporterai davantage de détails et de précisions sur l'importance de la détente, de la respiration consciente, du tan tien, de l'attention et enfin de la connexion à la vie par l'art du chi.
Énergétiquement vôtre,
Pierrette Darsigny