C'est dans le cadre d'une assemblée spéciale de consultation organisée par la Société de développement commercial (SDC) du centre-ville Magog que se sont réunis, le 23 février dernier, 40 commerçants, restaurateurs et professionnels du centre-ville. Cette assemblée, qui visait à évaluer la possibilité de permettre aux restaurateurs de la rue Principale d'installer des terrasses temporaires sur rue pendant la période estivale, fut riche en échanges et s'est avérée fort révélatrice sur les préoccupations des participants.
Pourquoi une consultation?
Quelques restaurateurs ayant eu un avant-goût des bénéfices de posséder des terrasses temporaires durant la Fête des Vendanges de l'an passé, ont approché la SDC et la Ville de Magog afin de voir s'il était possible de répéter la formule, mais durant toute la période estivale. Plusieurs centres-villes du Québec ayant instauré de tels projets au cours des dernières années, la SDC a donc invité, pour l'occasion, monsieur Guy Drouin, directeur du Commissariat au commerce de Drummondville, à venir partager avec les membres sur l'expérience drummondvilloise sur le sujet. Et comme un tel projet a des impacts sur l'ensemble du centre-ville, car il touche à plusieurs sphères (aménagement, stationnement, sécurité, animation et attrait), l'assemblée était ouverte à l'ensemble des membres de la SDC, et non seulement les restaurateurs.
Un vote divisé et...une position unanime
C'est finalement dans une proportion de 15-13 en faveur du projet que s'est conclu le vote à la question suivante : Je suis en faveur du projet d'implantation de terrasses temporaires au centre-ville pendant la période estivale? Mais au-delà des votes divisés sur le projet de terrasses temporaires, la véritable conclusion de la soirée fut le fort consensus des participants à l'effet que le centre-ville de Magog doit redevenir une priorité pour les élus de la Ville de Magog. En fait, les personnes en faveur de la poursuite des démarches sur le projet ont basé leur position sur la nécessité d'évaluer les possibilités et les retombées d'un tel projet afin de dynamiser le centre-ville Pour les participants ayant répondu par la négative, la principale raison évoquée est que cette initiative, sans plan d'ensemble et sans investissement majeurs à d'autres niveaux, constituera un coup d'épée dans l'eau.
Pour Johanne Michaud, présidente de la SDC, plusieurs irritants ont été soulevés par les participants lors de la soirée. Parmi ces derniers, notons les trottoirs dangereux, les fils électriques envahissants, les stationnements insuffisants, l'aménagement physique du Parc des Braves dépassé, le manque de vision sur la fonction du centre-ville et le mix commercial manquant d'attrait ont été à plusieurs reprises mentionnés. De plus, à l'aube de la mise en opération du Grand Crû à l'été 2011, avec la tenue de disciplines en 2013 à Magog dans le cadre des Jeux du Canada, et à la lumière de la volonté exprimée par la Ville de Magog de poursuivre le développement du centre-ville à l'ouest de la rue Merry, il est grand temps que l'on s'active et que l'on remette sur les rails la refonte du Programme particulier d'urbanisme (PPU) pour le centre-ville. Car il ne faut pas oublier que le centre-ville de Magog, en plus de constituer un pôle commercial et d'affaires, constitue le coeur de Magog et de sa région. Il est un milieu de vie, un lieu de culture et le reflet de notre histoire. Le centre-ville de Magog, avec le Lac Memphrémagog et le Mont-Orford, s'avère la carte postale de notre région.
Pour la suite des choses, madame Michaud indique que la SDC communiquera ces préoccupations aux élus de la Ville de Magog et s'assurera que ce dossier ne tombera par entre deux chaises.
Source : Jérémy Parent, Directeur général SDC centre-ville de Magog