Au cœur de notre société et de nos milieux de vie respectifs, on retrouve plusieurs acteurs : nos élus, le gouvernement, les municipalités, etc. Il y a aussi les industries, les entreprises et le marché du travail en général. Puis, il y a tous les autres : aidants naturels, personnes engagées, volontaires, créateurs et bénévoles qui sont aussi des travailleurs et des élus. Rien ne les distingue des autres personnes, pas de signe, pas de marque et souvent très peu de reconnaissance.
Par Brigitte Robert
Du latin benevolus(bonne volonté) venant de bene, bien, et de velle, vouloir, le mot « bénévolat » désigne une activité de service envers autrui, faite de plein gré et sans rémunération. Ghandi, un grand leader et pacifiste indien, nous rappelle que « la meilleure façon d'être soi-même, c'est de s'oublier au service des autres ». Dirons-nous qu'ils sont dans l'ombre? Un peu. Parce que ce sont des gens discrets, engagés par conviction et passion, ne cherchant pas la reconnaissance, mais le résultat et parfois le changement.
Selon-vous, qui fut le premier bénévole de l'humanité? Personne ne le sait, parce qu'à l'origine l'humain vivait en clan et les actions de l'un bénéficiaient à tous. Vous l'avez deviné, l'individualité n'existait pas encore et tous vivaient dans l'entraide. De nos jours, notre survie est assurée par l'organisation sociale et ses structures auxquelles nous sommes si habitués qu'on ne les remarque plus. Plusieurs croient qu'en payant taxes et impôt, tout est fait ou tout se fera : devoir accompli. Mais en regardant autour de nous, on observe plusieurs oubliés : des personnes, des idées, des projets qui n'entrent pas dans les petites cases des formulaires stériles des gouvernements.
Les budgets, votés et approuvés par une élite parfois désinformée ou aveuglée, ne desservent malheureusement pas tout le monde. C'est là que certains d'entre nous se lèvent et décident que des gestes doivent être posés et des actions entreprises. Ces choix individuels ont une influence profonde sur la société, créant ce qu'on nomme le capital social. Plus le capital social est élevé, plus la collectivité est dynamique et en santé.
Saviez-vous que faire du bénévolat réduit votre taux de stress? Selon Herbert Benson, cardiologue de l'Université Harvard reconnu pour ses travaux sur la réponse de relaxation, les bienfaits pour la santé qu'entraîne le fait de se dévouer pour les autres sont semblables à ceux que procure la pratique du yoga, de la spiritualité et de la méditation, c'est-à-dire un ralentissement du rythme cardiaque et une diminution de la pression sanguine. Cela s'explique probablement par le sentiment de calme que procure le fait d'aider les autres. Ces visées altruistes renforcent le sentiment d'avoir un but dans la vie, ce qui en retour entraîne un accroissement de l'estime de soi. L'estime de soi, quant à elle, procure aux gens la motivation nécessaire pour faire de meilleurs choix de vie.
Devenez bénévole, nous avons besoin de vous! Et le 22 avril prochain, entre 17h et 19h, joignez-vous à la fête!