Vous vous en doutez un peu, L'écho n'est pas l'endroit pour faire de la politique. Il traite d'actualité locale et offre de l'information municipale, sans prendre parti. Par contre, tous les autres médias nous bombardent d'information sur les élections fédérales. Impossible d'oublier que nous aurons un choix à faire le 2 mai prochain, un choix crucial qui aura des conséquences pour plusieurs années.
Par Brigitte Robert Je me souviens de ma première implication politique, comme si c'était hier. C'était au référendum de 1980. Jamais encore, je n'avais ressenti une passion aussi forte. J'avais 9 ans. Fini le ballon prisonnier et le jeu du drapeau dans la cour d'école. Divisés en deux clans, on se battait pour défendre les opinions politiques...des parents! Par les fenêtres d'autobus, on scandait « nos » positions avec ferveur. Des « OUI, OUI, OUI » par une fenêtre et des « NON, NON, NON » dans une autre. La tête sortie dehors, en plein soleil du printemps, en se faisant des grimaces et des doigts d'honneur. Mais arrivée chez moi, bouleversée par tant d'oppositions et d'ardeur pour un sujet dont je n'avais pas vraiment aucune notion, je me souviens avoir posé la grande question à ma mère : « Maman, dois-je prendre pour le OUI ou pour le NON? ». Peu importe sa réponse. Moi, j'avais tout simplement peur de perdre mes amis-es dans cette opposition féroce entre oui, non, rouge, bleu... C'est bien pour dire! Trente ans plus tard, les élections me préoccupent encore. Comme bien d'autres qui m'entourent, je me pose des questions du genre : devrais-je voter pour protéger l'environnement, même si je sais que le parti n'a aucune chance de gagner? User de stratégie pour empêcher un parti de gagner, même si je dois voter contre mes convictions? Voter pour un parti que j'aime même si le candidat local ne m'inspire pas? Tant de questions... et bien d'autres qu'il est tout à fait normal de se poser. Mais, une chose est certaine, coûte que coûte, le 2 mai prochain, j'aurai fait mon choix et j'irai voter, car j'ai mon mot à dire pour notre société.
J'invite tout le monde et spécialement les jeunes à aller voter. Défiez les statistiques qui desservent les intérêts de la majorité! Vous croyez être marginaux et démontrer votre opposition en refusant votre droit de vote? Erreur! Ne pas voter, c'est ne rien faire, se fermer les yeux et refuser de s'exprimer. Voter, c'est s'affirmer, choisir et contribuer. Le 2 mai, prenez une heure de votre temps et faites la différence!