Ascot Corner
par Pierre HÉBERT
Valérie Roy, conseillère sortante à la municipale d'Ascot Corner, et qui ne sollicite pas de renouvellement de mandat, s'élève contre les récents propos du candidat à la mairie, Nomand Galarneau. La citoyenne laisse entendre que l'aspirant au siège de maire s'approprierait des responsabilités qui incomberaient à d'autres personnes.
«Il est de mon devoir de conseillère et de citoyenne informée de rectifier et de préciser», soutient-elle dans une lettre adressée au journal régional Le Haut-Saint-François. Dans notre dernier numéro, M. Galarneau mentionnait avoir participé à l'élaboration du transport en commun et d'avoir introduit la cueillette des déchets putrescibles en tant que responsable du comité environnemental de la municipalité.
Mme Roy mentionne que «le service de transport en commun est offert aux citoyens d'Ascot Corner depuis août 2008. Le projet, en étude depuis des années, a finalement été rendu possible grâce au travail de Jerry Espada du Centre local de développement (CLD), qui a permis le regroupement des quatre municipalités initiatrices en 2007, et à une subvention du ministère des Transports du Québec (MTQ), couvrant 66 % des coûts. C'est M. le maire Fabien Morin qui a représenté notre municipalité dans le comité ayant travaillé sur le dossier».
L'ex-conseillère municipale ajoute également que la cueillette des déchets putrescibles (bacs bruns) est un projet qui tenait à coeur du conseiller, à l'époque, Patrick Langlois. Ce dernier, ajoute-t-elle,« était bien connu pour ses compétences et son engagement envers l'environnement. Celui-ci a entièrement monté ce dossier complexe à l'aide des chargés de projet, M. Konate Letenemini et Mme Marie-Ève Lefebvre, travail qui a conduit à une première phase d'implantation au cours de l'été 2007. En 2009, n'étant plus citoyen du territoire, M. Langlois a dû démissionner du conseil, et a agi à titre de chargé de projet pour compléter l'analyse finale et assurer un suivi compétent. Une fois l'analyse des résultats et les réajustements faits, l'implantation a été complétée en 2009», de conclure l'ex-conseillère.
Réaction
Relativement au projet de transport en commun, M. Galarneau reconnaît ne pas en être l'auteur, mais d'y avoir participé en appuyant les résolutions en faveur de la démarche. «Je me rappelle que le maire M. Morin ne trouvait pas ça pertinent. Il n'était pas chaud à l'idée. J'ai participé en favorisant le vote en faveur. Lorsqu'il y avait des résolutions, je les appuyais, c'est une forme de participation», ajoute le candidat à la mairie.
Quant au projet d'introduction de la cueillette des déchets putrescibles (bac brun), M. Galarneau admet «il est vrai que M. Langlois est à la base du dossier. Il y a eu même un projet pilote d'essai qui s'est avéré concluant. Quand je suis arrivé au conseil, on m'a demandé de travailler sur l'environnement à la régie intermunicipale des Hameaux». Le candidat ajoute qu'il a pris en quelque sorte le relais de M. Langlois en intervenant comme porteur de dossier pour le rendre à sa phase finale.
Loin d'être offusqué de ces précisions, M. Galarneau dit n'avoir rien à cacher et s'est montré heureux d'éclaircir la situation.
Enfin, M. Galarneau rappelle que lui et son équipe n'ont pas l'intention de donner suite au projet de règlement d'emprunt de 620 000 $ pour le rehaussement des étangs. Il n'y aura donc pas de référendum, d'assurer le candidat. «On pourra réévaluer le projet plus tard, s'il y a lieu».