Une façon de développer l'implication sous toutes ses formes
par Pierre HÉBERT
Bien qu'il en soit à ses premiers balbutiements, le projet de laboratoire rural à la Polyvalente Louis-St-Laurent est prometteur et porteur d'espoir pour les jeunes et l'ensemble de la communauté du Haut-Saint-François. Ses objectifs, notamment de soutenir la réussite scolaire, accroître le sentiment d'appartenance au milieu, développer le leadership des jeunes et assurer la relève bénévole, témoignent de la place accordée à ses jeunes bâtisseurs.
Christine Cragg, directrice adjointe et Renée-Claude Leroux, organisatrice communautaire, mentionnent que la première année d'implantation du programme, qui s'échelonne sur une période de six ans, soit jusqu'en 2015, en sera une de structuration. Amorcé en août dernier par l'embauche d'une ressource permanente, les intervenantes oeuvreront à mettre en place la structure, les outils et établir des liens avec le monde extérieur afin de bien lancer la démarche.
Cependant, des actions sont déjà mises de l'avant. Le parlement au secondaire est une nouvelle structure calquée sur la réalité. En fait, le processus est en branle et les élèves ont amorcé des élections pour élire leur représentant de classe, soit 30 personnes qui composeront le parlement. Cette nouvelle façon de faire remplace le conseil étudiant. Le nouvel appareil décisionnel se composera d'un président d'assemblée, d'un premier ministre, d'un vice premier ministre, de cinq ministres responsables de la Culture et Communication, de l'Éducation, des Loisirs et Sports, de l'Environnement, de la Santé et du Bien-être ainsi que de la Sécurité. Les autres députés participeront également aux prises de décisions. Une personne-ressource viendra initier les membres du parlement aux rudiments de l'Assemblée nationale. Les élèves auront un premier projet de loi à débattre: celui du code de vie à l'école. Les responsabilités dévolues aux élèves pourraient, explique Mme Cragg, les amener à prendre des contacts avec des gens de l'extérieur et de les inviter à l'école pour faire la promotion des thèmes retenus.
À cela se grefferont d'autres initiatives qui se développeront au cours des prochains mois et années. Éventuellement, un groupe cible d'élèves sera retenu afin d'établir un lien plus étroit avec la communauté. «On va trouver des endroits où les jeunes pourront s'impliquer selon leur intérêt et contribuer à la communauté. Ça pourrait être à la bibliothèque municipale, dans le comité des loisirs, auprès des personnes âgées. On pourrait même aider les jeunes à présenter un projet pour leur communauté», d'exprimer Renée-Claude Leroux.
Tout ce processus se fera sur une base volontaire. «Il est impressionnant de voir comment les jeunes ont le goût de s'investir. Ils ne savent pas où et comment. Ils ont besoin d'être accompagnés. Il suffit d'aller les chercher selon leurs intérêts», d'ajouter Mme Cragg. En plus de s'impliquer, ajoute-t-elle, «ils (les jeunes) vont chercher la reconnaissance des adultes, ils développent l'estime de soi et le sentiment d'appartenance».
D'autres initiatives susceptibles de développer l'appartenance, comme la personnalisation des corridors de la polyvalente à l'image des municipalités du territoire, pourront se développer au fil des années.
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De gauche à droite, nous apercevons Renée-Claude Leroux, organisatrice communautaire, et Christine Cragg, directrice adjointe.