par Eliane THIBAULT
Combien de personne peuvent affirmer être capable de fréquenter l'Université à temps plein, de travailler 20 heures par semaine et de s'entraîner pour le duathlon une quinzaine d'heures durant cette même semaine? Bien peu oseraient. Pourtant, cette réalité existe belle et bien pour l'athlète Mychèle Morin.
La jeune femme de 24 ans, native de La Patrie, se dirigeait vers les Jeux Olympiques de Vancouver 2010 grâce à la discipline du biathlon. En 2006, son rêve s'est évanoui lorsqu'elle a dû subir une opération à la cheville. «J'ai dû réapprendre à marcher», raconte Mychèle Morin. Pour elle, le ski était alors terminé. «Ça a été une période vraiment difficile pour moi», ajoute-t-elle alors qu'elle fait même mention d'une période de deuil envers ses espoirs.
Une fois remise de sa blessure, en 2008, Mychèle Morin a choisi une discipline plus adaptée à sa condition physique et a opté pour le duathlon : une combinaison de course à pied et de vélo.
Des résultats prometteurs
Après avoir connu quelques faux départs au moment de reprendre l'entraînement et «en voulant aller trop vite», l'athlète a décidé de contacter son ancienne entraîneure, Sandrine Charron. «Je suis tellement chanceuse qu'elle ait accepté de me coacher car habituellement, elle s'occupe des athlètes de très haut niveau. En duathlon, je ne fais que débuter!», souligne Mychèle Morin.
Malgré le fait qu'elle ait récemment adhéré à ce sport, la jeune femme démontre déjà une solide volonté de réussir. «Avec l'aide de Sandrine, j'ai réussi à améliorer mon temps de 10 minutes pour les courses de 10 km», raconte-t-elle. De plus, après seulement une année d'entraînement, l'athlète espère monter sur le podium le 9 août prochain, lors d'une compétition de 10 km à Joliette. En ce qui concerne la compétition qui aura lieu à Québec le 30 août prochain, elle a cependant quelques réserves. «Pour les courses de 21 km, je ne suis pas certaine encore de pouvoir arriver dans les premières.», avance-t-elle.
Un travail d'équipe
Même si le duathlon se pratique en solo, Mychèle Morin mentionne toutefois qu'elle préfère pratiquer en équipe. «C'est plus agréable partir à plusieurs que toute seule!». Elle fait entres autres mention de ses collègues Julien Vézina et Danyka Pearson qu'elle considère très prometteurs.
Aussi, Mychèle Morin tient à remercier son commanditaire, Les excavations Prévost. «Sans leur support, je ne pourrais me rendre aussi loin.»
À venir
Outre les compétitions du 9 et 30 août prochain, Mychèle Morin sera au lac Beauport le 15 et 16 août. Dans le cadre de ce 24 heures de vélo, elle profitera de l'occasion pour s'entraîner, mais également pour amasser des fonds pour la Fondation Rêves d'enfants. L'équipe est composée de 4 personnes dont, Julien Vézina, Yves Vachon et Olivier Lacroix, provenant aussi du Haut-Saint-François.
BV
Mychèle Morin s'entraîne pour le duathlon depuis plus d'un an et étudie à l'Université de Sherbrooke en enseignement. Tout cela, en plus de travailler au centre sportif Énervie de Cookshire.