En cheerleading, dans la catégorie «Mon and Dad», Émanuelle Laliberté de Cookshire-Eaton et Johanie Vachon-Vallières, de Bury, toutes deux employées par Haut-Saint-François en forme, ont su tirer leur épingle du jeu en remportant avec les 12 autres membres de l'équipe, les Pats de Sherbrooke, la précieuse médaille d'argent.
Passionnées par cette discipline, elles se sont intégrées à ces gens de plus de 25 ans. Ils sont entraînés par trois jeunes du secondaire. Cette compétition se tenait dernièrement au Cégep de Sherbrooke et réunissait 74 groupes scolaires et civils.
Haut-Saint-François en forme est un organisme qui travaille à la promotion de la bonne santé physique par une saine alimentation et l'adoption d'un mode de vie actif au sein de la MRC. C'est dans ce cadre qu'elles proposent des cours de cheerleading. En ce moment, une trentaine d'enfants de Bury, La Patrie/Scotstown et Cookshire-Eaton suivent la formation offerte.
Dans leur troupe de meneuses et meneurs de claques, un homme de 68 ans, entre autres, soutient avec ses confrères les pyramides et réceptionne les pom-pom-girl lors des projections. «C'est un sport qui se pratique par toutes personnes le moindrement en forme, et si elles ne le sont pas, elles le deviennent vite», lance en riant Mme Laliberté. «Et pourtant, c'est le sport le plus dangereux et le plus mortel», complète Mme Vachon, ce qui ne l'empêche pas de s'y donner à fond. Il faut ajouter que plus les figures se compliquent et que les acrobaties évoluent, plus les risques de blessures graves augmentent. «À preuve, contait Émanuelle, l'aîné du groupe et son comparse, qui la réceptionne, sont partis avec un bel œil au beurre noir et une arcade sourcilière fendue».
Elles se sont lancées dans l'aventure après une formation d'un an qu'elles ont suivie à Sherbrooke. Cette dernière leur permet de transmettre leurs connaissances tant aux adultes qu'aux enfants, même très jeunes. D'ailleurs, Léa Dupuis-Vallières, trois ans, est entraînée par sa mère. Danse, stunt, gymnastique et autres acrobaties font de ce sport un exercice complet. Il exige une bonne synchronisation, une maîtrise des sauts et des lancers et un sens artistique pour les chorégraphies. Les avantages sont grands, rappellent les deux meneuses de claques: travailler en collaboration, développer la communication et l'esprit d'équipe, apprendre à faire confiance, augmenter la concentration et l'estime de soi.
Les deux dames, qui en sont à leurs premières expériences dans la formation des jeunes à cette discipline sportive, ont beaucoup découvert. Elles souhaitent que ce sport s'épanouisse au sein de la MRC. Les municipalités ou les écoles qui désirent démarrer une troupe peuvent s'adresser à Haut-Saint-François en forme. Les inscriptions se font jusqu'à 30 avril. Pendant l'été, elles vont promouvoir auprès des directions scolaires et des comités de loisirs leurs services de formatrices en cheerleading pour que dès le retour en classe, elles puissent commencer les entraînements.
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Émanuelle Laliberté en équilibre sur les épaules de Johanie Vachon-Vallières reproduisant une figure de cheerleading. Elles sont fières de leur médaille d'argent.