Emballé par le succès de la 7e édition des Contes de la Vieille Forge, Maxime Robert, président du Centre d'interprétation de la Forge de Dudswell s'est écrié: «Les soirées de contes sont meilleures d'année en année».
Plus d'une cinquantaine de passionnés ont comblé la salle pour se prêter au jeu merveilleux de l'écoute des contes de Jean-Pierre «Pépé» Jean, de Marie Lupien-Durocher qui, l'an passé, en avait ébloui plus d'un lorsqu'elle s'était accompagnée de sa harpe, de Christine Pageault et de Josée Courtemanche.
De Mégantic, Magog, Montréal et de la Beauce, sans oublier les gens des alentours, on s'était donné rendez-vous pour se laisser bercer, quand ce n'était pas terroriser, par cette manifestation de l'imaginaire, transmis par la culture orale. «Nous demandons aux conteurs d'axer leurs récits autour du feu et de la boutique de forge». En effet, cet endroit servait jadis de lieu de rencontre où on déblatérait sur bien des sujets et où les histoires avaient la vie longue.
Cette année, les conteurs ont offert deux récits chacun. «Ce n'est pas au nombre de contes qu'on compte le succès d'une telle soirée, confie M. Robert, mais on se basse sur l'émerveillement des auditeurs qui, à la fin du spectacle, ne tarissent pas d'éloges».
Cette année encore, «Pépé» Jean en a surpris plus d'un lorsqu'il a rappelé le récit des brigands qui attaquaient les diligences sur le chemin Gosford. Avec force envolées oratoires, pauses et gestes, il a narré les méfaits de ces bandits qui dépouillaient, et même, tuaient les passagers.