«Deux filles, trois gars ont projeté au monde entier de belles pages de notre coin de pays, grâce au Web», voilà ce qu'a dévoilé Robert Cyr, directeur général du Centre de services éducatifs populaires (CSEP) du Haut-Saint-François, lors du lancement des capsules tournées dans la MRC et immortalisées sur le site de la Société d'aide au développement de la collectivité (SADC).
Par le biais d'une subvention de Service Canada, cinq jeunes de 16 à 27 ans, de la MRC, ont tourné des capsules vidéo qui présentaient des personnes, des entreprises et des villages du coin. Caroline Beauregard, Amélie Larocque, Dany Caron, Raphaël Glaude et Jean-Philippe Gauthier avaient choisi de réorienter leur futur et ont profité du prétexte des capsules vidéo pour le réaliser. «Certains visent un retour aux études tandis que d'autres envisagent le marché de l'emploi», rappelait M. Cyr.
Les capsules que venaient de lancer les vidéastes amateurs faisaient partie des stages d'implication et d'exploration qui leur permettaient de structurer leurs pensées, d'apprivoiser la collégialité et de s'autodiscipliner en vue d'un consensus, comme celui de s'entendre sur le choix d'une prochaine vidéo.
Ces jeunes ont eu la chance de s'initier au travail de vidéaste en profitant des 30 et quelques années d'expérience de Pierre Javaux, qui a travaillé pour Radio-Québec, et qui est engagé dans la «Course en Estrie». Ils ont participé à 4 ateliers sur les techniques utilisées et les façons de monter des clips.
À raison de 30 heures/semaine, ils ont consacré deux jours aux apprentissages théoriques. «Il n'y a pas eu de perte de temps», rappelait M. Cyr. Par ce moyen, les cinq devaient revoir les notions de français et de mathématiques, entre autres, pour bâtir les scénarii, prévoir les questions d'entrevue, fixer des rendez-vous, etc.
Pour leur court métrage, ils ont visité Saint-Isidore-de-Clifton, Newport, Scotstown, et Hampden. Ils se sont arrêtés chez Léo Désilets maître herboriste à Scotstown, à la Ferme «Aux Champêtreries» et Au Poney Club Les P'Tits Sabots, tous deux situés sur le chemin Redden, à Cookshire-Eaton.
Caroline confiait que le projet était super bien, qu'elle apprenait le maniement de la caméra et à parler au monde. Pour Amélie, ça lui permettait de travailler sur sa confiance en elle. Déjà, elle se sentait moins gênée d'aborder les gens. Raphaël, quant à lui, avait du plaisir à visiter les municipalités. Il découvrait la MRC en voyageant et en écrivant les scénarii. Dany, qui vise un emploi de gardien de sécurité ou de camionneur, s'étonnait d'une MRC si grande et si diversifiée. Son apprentissage de la maîtrise de la caméra le réjouissait. Il projette un retour aux études. Enfin, Jean-Philippe prévoit retourner au 24-Juin pour suivre un cours en hôtellerie. Ces apprentissages nouveaux, il les a appréciés.
M. Cyr parlait de l'excellent partenariat qui existe entre le Carrefour jeunesse-emploi (CJE), le Centre local d'emploi (CLE) et la Société d'aide au développement de la collectivité (SADC) qui a mis à la disposition des vidéastes le site Web-TV pour y enregistrer et diffuser les fruits de leur labeur.
Lors du lancement de leurs œuvres cinématographiques, les jeunes avaient invité tous les gens et les organismes impliqués dans leur projet. Plus d'une vingtaine de personnes ont pu apprécier les projections des capsules tournées et ils ont reconnu la valeur de leur travail.
C'est Philippe Cadieux du CJE qui témoignait le mieux de l'importance réciproque de ce séjour exploratoire où les étudiants ont été en relation particulière avec des gens du milieu, des promoteurs et des édiles municipaux. «Pour moi, ce fut un apprentissage aussi important que le leur. Ça m'a aidé à grandir tant au niveau technique que personnel. On a tous grandi dans cette expérience-là».
Photo :
Philippe Cadieux, CJE, Raphaël Glaude, Caroline Beauregard, Amélie Larocque, Robert Cyr, CSEP, Dany Caron, Jean-Philippe Gauthier et Jacques Boutin, peintre animalier.