La sécurité des revenus adaptés à tous les secteurs de production alimentaire est la clé de voûte de l'industrie agricole au Québec. Voilà entre autres le message lancé par le président provincial de l'UPA, Christian Lacasse, lors de son récent passage à l'assemblée générale annuelle de l'UPA Sawyerville.
M. Lacasse a abordé sa conférence en mentionnant que l'agriculture était faite par une multitude de fermiers petits et grands ancrés dans toutes les régions du Québec. Ces personnes, rappelait-il, se sont engagées dans la production d'aliments sains. D'ailleurs, les gouvernements devraient être sensibles à cette notion. Les exigences qu'ils imposent aux cultivateurs et aux éleveurs, quant à la salubrité des aliments, se trouvent souvent en contradiction avec celles qu'ils ont à l'égard des aliments importés.
«Ainsi, affirmait-il, certains pesticides, toutes les sortes confondues, ne sont pas autorisés au Québec. Par contre, les gouvernements laissent entrer des aliments contrôlés par ces mêmes poisons s'ils proviennent des États-Unis». C'est un dossier important sur lequel travailler, rappelait-il aux personnes présentes. Il faisait remarquer que ce genre de passe-droit avait une incidence sur le coût de production des aliments puisque, la plupart du temps, les produits homologués pour le contrôle des aliments coûtent plus.
Il rapportait aussi les gains réalisés tout au long des négociations avec les deux paliers de gouvernement. L'assurance-récolte, la Financière agricole, l'engagement conjoint du MAPAQ, des Caisses populaires Desjardins et le Fonds de solidarité à mettre 75 M$ à la disposition des jeunes agriculteurs figurent parmi les gains de l'UPA. Quelques points négatifs n'ont pas encore trouvé l'aval des négociateurs, tel le 25 % des producteurs agricoles les moins performants qui vient fausser les calculs dans la protection destinée à venir aux agriculteurs en cas de coup dur. Ce dossier irrite encore bien des producteurs et des éleveurs.
M. Lacasse soulignait aussi l'importance de l'achat local et la disponibilité des produits locaux tant sur les présentoirs des marchés publics que dans les grandes chaînes. Des négociations sérieuses sont entreprises sur le sujet qui devraient aboutir. «Il faut se rendre compte que les consommateurs québécois ont atteint leur seuil de pouvoir consommer. Les aliments produits et transformés ici doivent se retrouver sur les tablettes des magasins en quantité suffisante et à des prix raisonnables. Atteindre cet objectif aiderait beaucoup les producteurs d'ici, évoquait-il». C'est cette équité que l'UPA vise en faisant prendre conscience aux gouvernants de permettre des échanges sur les marchés extérieurs respectueux des agriculteurs et consommateurs d'ici. L'agriculture et la transformation des aliments au Québec emploient 174 000 personnes et créent une richesse évaluée à plus de 3 milliards de dollars.
Pauline Lapointe
Lors de cette rencontre, les organisateurs de la soirée ont tenu à souligner les 30 ans que Mme Pauline Lapointe a consacrés à l'UPA Sawyerville, à titre de secrétaire. Elle se retire de sa fonction pour mieux vaquer à ses occupations personnelles.
Nouveau conseil d'administration
Profitant de l'assemblée générale annuelle, les membres de l'UPA locale ont élu un nouveau conseil d'administration. Lynne Martel-Bégin continuera de présider aux destinées du secteur en compagnie de Henri Lemelin, Paul Villeneuve, Pierre-Nil Thériault, Rodrigue Bégin, Denis Simard, Lionel Roy, Mario Bourgoin et Yvon Bégin.
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La présidente de l'UPA locale, Lynne Martel-Bégin et le président de l'organisme provincial, Christian Lacasse, félicitent chaleureusement Pauline Lapointe pour ses 30 années de service à titre de secrétaire.