Site enchanteur et hôtes remarquables ont accueilli une foule de «becs sucrés» et de représentants de divers organismes de développement et d'enseignement désireux de goûter aux nouveaux produits que lançait sur le marché l'entreprise sans but lucratif La Ferme aux Champêtreries/L'Herborerie.
Caramel et fondants et leurs saveurs sont nouvellement cuisinés dans cette ferme dont la vocation est d'aider des jeunes de 18 à 30 ans qui veulent réintégrer le milieu de l'emploi. Ces gâteries viennent s'ajouter à la liste des confitures d'oignons et de poivrons, les pesto et pistou et les vinaigrettes que la Ferme offre depuis quelques années.
Neuf jeunes femmes et jeunes hommes en stage de formation ont tout mis en œuvre pour que leur accueil soit réussi. C'est avec plaisir que certains nous ont fait visiter les plateaux où se déroulent leurs apprentissages. Atelier de mécanique pour petits moteurs, grands jardins pour la culture maraîchère où poussent des herbes aromatiques et des légumes biologiques, et une cuisine aménagée spécialement pour la transformation des aliments composent leur environnement. D'autres ont préparé une magnifique tablée de bouchées et de potage préparés sur place, démontrant la maîtrise de leurs acquis. Et que dire de la limonade rafraîchissante!
Véronique, une des jeunes participantes, expliquait qu'elle avait délaissé un emploi qui ne lui plaisait guère. Elle racontait qu'en venant travailler à la Ferme, elle venait développer une nouvelle attitude par rapport au travail.
«La Ferme, expliquait Geneviève Côté, directrice, a fait ses preuves depuis sept ans». Le taux de réinsertion sociale frise les 80 %. Ce sont des jeunes de la MRC du Haut-Saint-François qui soit retournent aux études ou intègrent le marché du travail après leur séjour. «Ce groupe est arrivé en mars, raconte Mme Côté et les participants poursuivront leurs apprentissages jusqu'à la mi-juillet. Nous contribuons par notre travail à ralentir l'exode rural tout en créant de l'emploi».
M. Christian Boucher, président de l'Escalier, autre organisme de réinsertion sociale, soulignait l'importance de ces «maisons» où les jeunes peuvent redécouvrir leur potentiel et acquérir de nouvelles habiletés. «Ici, la production se fait de A à Z. Il y avait beaucoup de travail à faire quand nous sommes arrivés. Ce sont les jeunes qui l'ont réalisé».
Pour sa part, Thérèse Ménard-Théroux, mairesse de Newport, assurait le soutien complet du conseil municipal. Elle reconnaissait l'importance de telles initiatives qui en plus se déroulent dans un décor magnifique et inspirant où tout respecte l'environnement.
Johanne Gonthier, députée provinciale, va porter au ministre de l'Emploi le message de la nécessité de tels projets qui doivent être encouragés. «Il faut outiller les jeunes pour qu'ils bâtissent une société meilleure et je vais continuer à travailler pour que se continue ce beau projet», déclara-t-elle.
Christian Gauthier, directeur général à l'éducation aux adultes, résumait l'implication de la Commission scolaire des Hauts-Cantons. La CSHC a embauché Joane Lepage pour qu'elle transmette aux participants des notions socio-professionnelles. Elle contrôle l'atteinte des objectifs fixés qui tournent autour de la connaissance du marché du travail. Il concluait la rencontre en affirmant: «Tant que j'aurai des jeunes, je vais tout faire pour soutenir leur développement».
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En avant-plan à gauche, Geneviève Côté, directrice, entourée des participants.