Formé à l'Institut technique et fort d'un diplôme universitaire en gestion du personnel et en relations industrielles, Jacques Théberge, ex-maire de la ville de Cookshire de 1975 à 1983 et de 1991 à 1995, souhaite revenir en politique municipale.
Cet homme qui participe encore à divers C.A. d'entreprises a veillé aux destinées de son patelin et de la MRC en siégeant comme président aux tables de la Chambre de commerce, de la SADC et du Centre d'aide aux entreprises (CAE). Il a aussi discuté de l'avenir de l'aéroport. Très actif, M. Théberge entretient une ferme ancestrale qu'il a restaurée au fil de ses temps libres.
Par son retour en politique, il souhaite s'investir pour redynamiser Cookshire-Eaton en portant également attention aux différents secteurs de cette vaste ville aux potentiels variés. Le résidentiel, commercial et industriel sont au cœur de ses préoccupations. Sa vision du développement et du mieux-être des citoyens, il la veut globale. S'il n'est pas capable de modifier l'évaluation municipale, il peut en réajuster le «milin», affirme-t-il.
«Je souhaite développer un milieu où les préretraités et ceux qui le sont puissent avoir une vie agréable, projette-t-il. Ils y ont bien droit». M. Théberge croit aux bienfaits des loisirs sportifs pour la santé des gens. Il entend bien encourager les initiatives déjà implantées et améliorer ce qui doit l'être. De même, sa préoccupation pour le domaine culturel. Il souhaite l'utiliser pour bonifier les services en place dans les différents secteurs de Cookshire-Eaton et promouvoir la culture.
M. Théberge s'en prend à la dévitalisation des milieux. La fermeture de caisses populaires ou de banques, bureaux de poste et même de commerces est pire fléau que peuvent vivre des municipalités. «Il faut gérer une municipalité comme une entreprise de services», affirme-t-il. Il veut vérifier quels sont les services essentiels à maintenir et quel prix ils sont prêts à mettre pour les conserver.
Pour le secteur de Johnville, M. Théberge souhaite interroger les gens pour mieux connaître leurs besoins spécifiques. Il veut rencontrer les «leaders» naturels dans les différents domaines d'activités sociales ou économiques, ce qui l'amène à parler particulièrement des équipements utilisés pour la voirie et la protection civile. «En hiver, par exemple, le gouvernement oblige les municipalités à ouvrir leurs routes avant 7 h pour que les autobus puissent cueillir les enfants. «Il nous faut de puissantes déneigeuses, en parfaite condition et en quantité suffisante pour entretenir l'immense réseau routier de Cookshire-Eaton», lance-t-il. Il explique alors que le ministère concerné leur fournit l'argent pour entretenir les routes rurales.
De même du côté du service d'incendie, il reconnaît que les coûts de fonctionnement sont très importants. «Il faut payer cher pour assurer la sécurité des gens, dit-il. Il faut des camions efficaces et des pompiers volontaires adéquatement formés. Ça coûte beaucoup, mais il faut ce qu'il faut», qu'il ajoute d'un même souffle.
L'agroforestier est une des préoccupations de M. Théberge. Il connaît le potentiel forestier une grande valeur puisque le territoire a été très bien géré jusqu'à présent. Par contre, il constate que l'agriculture souffre. Il souhaiterait que les producteurs misent sur la coopération et la transformation locales de leur production.
Fort de ce programme, M. Théberge se dit prêt à reprendre le collier pour relancer l'économie municipale. Il rappelait qu'à la suite de l'incendie qui avait rasé l'usine Bonar, il avait travaillé à bâtir le motel industriel de Cookshire. De même, il s'était grandement impliqué dans l'implantation ce qu'il est convenu d'appeler «incubateurs» industriels. Ce genre de défi, il en rêve.