L'Expo-sciences Bell,
Neuf étudiantes et étudiants de la polyvalente Louis-Saint-Laurent ont exposé leur projet scientifique lors de la 50e édition de l'Expo-sciences Bell, qui s'est tenue à l'Université de Sherbrooke dernièrement. La dialyse, l'énergie marémotrice marées, l'ambidextrie, la qualité des eaux embouteillées et la génétique, tels ont été les sujets présentés de main de maître.
Caroline Gilbert et sa consoeur Andrée Paiement-Provencher ont reproduit un appareil de dialyse avec des objets courants. À partir de celui-ci, elles ont démontré le trajet suivi par le sang qui y est filtré pour revenir dans le corps du patient.
Chloé Perron-Breault et son amie Alexandrine Veilleux se sont penchées sur les avantages d'être gaucher ou droitier. Elles ont utilisé des pièces de tangram et tableaux pour illustrer les possibilités des aires du cerveau en fonction des habiletés spatiales ou de la facilité à s'exprimer oralement et par écrit.
Marie-Genev Groleau et Audrey Lachance ont étudié à l'aide d'un analyseur de ph une dizaine de marques d'eau embouteillée et leur contenu en minéraux. La conclusion de leur démarche: l'eau municipale ou de source est encore la meilleure. Et à la lumière de leurs recherches, il faudrait ne pas réutiliser les bouteilles de plastique. À la chaleur, ce matériau se décompose en laissant des traces de produits chimiques qui potentiellement nuiraient à la santé.
André Marois a tenu seul son kiosque. Il présentait aux visiteurs une solution alternative pour produire de l'énergie électrique à partir des marées. Cette technologie n'est pas nouvelle puisque déjà au XVIIe siècle, des moulins à farine utilisaient ce pouvoir pour moudre les grains panifiables. Ce qu'il proposait au public, c'était un nouveau concept qu'on expérimente et qui sera un jour utilisé à différents endroits, dont la baie de Fundy et Vancouver.
Enfin, Lisa Turcotte-Rozon et Julien Vézina ont démontré, en questionnant Mendel, le partage des caractères génétiques. N'ayant pas droit d'apporter des animaux vivants, ils ont dû improviser. Grâce à la technologie, ils ont pu présenter une vidéo des souris cobayes qui venait renforcer les théories exposées sur leurs tableaux.
Tous ces étudiants ont été récompensés d'une bourse de 100 $. Pour sa part, la polyvalente a gagné 500 $ lors du tirage au sort pour sa participation et pour souligner l'aide des professeurs qui se sont impliqués dans l'encadrement des exposants.
Anne Pinsonneau, professeure de sciences à Louis-Saint-Laurent, en était à sa deuxième expérience d'encadreur pour ce genre de projet. Ce fut pour elle d'autres beaux moments, nous confie-t-elle. Dans un premier temps, tous les élèves de ses cours de sciences ont présenté à la polyvalente un projet. Du lot, cinq ont été retenus pour participer à l'Exposition. «Ça demandait beaucoup d'organisation pour en arriver à cette sélection. Les élèves ont consacré beaucoup de temps à préparer leur projet, entre autres, sur les heures de dîner». Interrogée sur la façon dont les étudiants les présentaient, Mme Pinsonneau a préféré qu'ils le fassent sur un mode d'exposé libre plutôt que sur la mémorisation de textes. «Cette façon de faire démontrait, par sa versatilité, une plus grande maîtrise de leur sujet comparativement aux exposants qui récitaient un texte appris par cœur».
Les parents rencontrés sur place témoignaient d'une grande fierté. Ils reconnaissaient le laborieux travail de leur enfant qui les avait menés jusqu'à l'Expo-sciences Bell. Manon Turcotte, mère d'une exposante, se rappelait les derniers préparatifs. Il leur a fallu remplacer des souris vivantes par des simulacres qu'elle a dû maquiller en vitesse pour démontrer le transfert des caractères génétiques transmis. Mère et fille, pour compenser l'absence des cobayes, ont produit à la dernière minute une vidéo à implanter dans l'ordinateur portable de papa, et ainsi de suite, toutes ces dernières tracasseries qui meublent les souvenirs plus tard.
Lors de la remise des prix, M. Jean Goulet, président du Conseil du loisir scientifique de l'Estrie, a chaleureusement félicité tous les participants pour leur magnifique travail. Du même souffle, il a remercié les enseignants, les écoles, tous les bénévoles et l'Université de Sherbrooke qui se sont unis pour réaliser cette fête des sciences. M. Patrick Ayotte, de la faculté des sciences, a symboliquement passé le mandat à l'Université Bishop's et le Collège Champlain qui seront l'an prochain les hôtes de cet événement.
Photo :
En arrière, de gauche à droite, Caroline Gilbert, Alexandrine Veilleux, Chloé Perron-Breault, et Andrée Paiement-Provencher. Sur l'autre rangée dans le même ordre, Audrey Lachance, André Marois, Julien Vézina, Lisa Turcotte-Rochon et Marie-Genev Groleau.