Quand Michaël Boulanger de Scotstown a reçu son dernier compte de taxes, les bras lui en sont tombés du corps. En 2009, il payait 5 744 $ alors que, cette année, sa facture atteint les 8 521 $, pour une différence de près de 3 000 $. «Je n'ai pas les moyens de vivre à Scotstown», s'écrit cet ancien conseiller municipal. «Si j'étais certain que je paierais cette somme pour deux ou trois ans, ça passerait, mais pas pour plus longtemps», qu'il ajoute.
Sur propriété de 113 acres, il a fait bâtir maison il y a quelques années. En 2009, le tout était estimé à 281 700 $. En 2010, il réalise qu'elle a presque doublé, escaladant des sommets pour atteindre 401 700 $, ce qu'il ne comprend pas du tout. Et qui pis est, le «milin» fixé par la municipalité passe de 1,97 $ à 2,07 $ du cent dollars d'évaluation.
Il rappelait du même souffle que, bien que sa propriété soit attachée à la ville, il n'en reçoit pas tous les services du fait qu'il soit en campagne. Il a dû se faire creuser un puits artésien, s'installer un champ d'épuration. «Ce sont plusieurs milliers de dollars que n'ont pas à payer les personnes qui vivent dans la ville même», rappelle-t-il. Autre irritant, il paie pour les services de police 431 $, montant calculé à partir de son évaluation.
Un espoir cependant, faire réviser son évaluation. Bien qu'il en coûte 45 $ pour faire la demande, cette somme serait remboursée s'il y avait un écart de plus de 15 %. M. Boulanger a déposé une demande de révision et attend une réponse pour septembre prochain.