Depuis quelque temps, des jeunes gens s'amusent à canarder des résidences et des édifices publics avec des cartouches de peinture tirées avec des fusils marqueurs. «C'est criminel, qu'on se le dise!», pour reprendre un des slogans de la Sûreté du Québec. Ce phénomène, qui apparaît plus particulièrement à Weedon ces jours-ci, importune bien des gens et des responsables d'organismes de loisirs.
Le lieutenant Rose, de la Sûreté du Québec, détachement du Haut-Saint-François, tient à mettre en garde les utilisateurs de ces fusils marqueurs à balle de peinture. Leurs gestes peuvent leur valoir un dossier criminel pour méfait. «Endommager ou détruire le bien d'autrui est passible de sanctions en vertu du code de la loi», rappelle-t-il. Banaliser les méfaits et les dangers ne se fait pas. «Non seulement tirer ces balles de peinture abîme la propriété d'autrui, mais elles peuvent causer des blessures graves», qu'il précise.
«Les parents doivent intervenir quand ils ont connaissance que les agissements de leurs enfants nuisent aux autres», indique-t-il. En effet, l'achat de ce genre de jouet entraîne l'obligation d'en superviser l'utilisation de la part des adultes concernés. Le lieutenant Rose donnait en exemple qu'une personne lésée pourrait exiger de faire nettoyer les dommages aux frais du contrevenant, qui en plus se verrait avec un dossier entaché avec les conséquences que cela entraîne.
L'an dernier, dans un article publié le 2 septembre dans ce même journal, le lieutenant Rose rapportait l'arrestation de 4 jeunes et la confiscation de leur «jouet». Il soulignait aussi les autres dangers induits par une mauvaise utilisation de ces armes-jouets. On y faisait part, entre autres, de la ressemblance de celles-ci avec les véritables pistolets, revolvers et autres armes à feu. Si lors de l'arrestation d'un véhicule, les policiers voyaient ce genre de fusils traîner dans l'auto, ils pourraient facilement la confondre avec une réelle. Vous imaginez les scénarios dramatiques que pourraient vivre tant les policiers que les jeunes contrevenants.