Quelque 120 femmes s'étaient réunies dernièrement au Centre communautaire de Weedon pour souligner deux grands évènements: le 25e anniversaire de fondation de La Passerelle et la journée internationale de la Femme.
On rappelait que La Passerelle est née à la suite d'un cours suivi en 1982 intitulé «Aujourd'hui, je pense à moi». Cette formation s'inscrivait dans un mouvement féministe plus global menant à la publication de la Gazette des Femmes et au dépôt du point de vue du Conseil du statut de la femme. L'organisme s'était penché sur le projet de loi 89 visant à réformer les droits de la famille.
Un groupe de femmes engagées dans leurs activités personnelles et familiales, dont Andrée, Lucie et Sylvie ont mûri ce thème pour en arriver en septembre 1984 à la fondation de l'organisme. Malgré les embûches, elles ont su être tenaces. Un vibrant hommage leur a été rendu.
Les organisatrices ont tenu à souligner les implications de trois autres femmes. Mariette Couture s'est impliquée dès son plus jeune âge dans le hockey à Weedon. Il y a 60 ans, elle était gardienne de but. Margot Charland, pour sa part, a été remerciée pour son implication bénévole qui lui a valu la médaille du lieutenant-gouverneur. Enfin, on a souligné les 20 années que Michelle Laporte a passées au C.A. de La Passerelle.
La responsable régionale du Conseil du statut de la femme, Rita Baillargeon, traçait les grandes lignes de la conscientisation à la cause féministe. «Leurs actions ont mené à la création de centres d'hébergement, telle la Méridienne, de centre de santé pour femmes, pour les aider à se réapproprier leur entité propre. Il y a eu aussi toutes ces autres améliorations que des femmes déterminées comme Andrée, Lucie et Sylvie ont arrachées à l'immobilisme à bout de bras».
La soirée a servi aussi de tremplin pour lancer la Marche des femmes dont les activités culmineront durant la semaine du 12 au 17 octobre prochain. Les trois responsables de La Passerelle, en symbiose avec les autres groupes féministes, entameront cette campagne de la Marche pour continuer à revendiquer pour contrer la pauvreté et la violence dont sont encore victimes de trop nombreuses femmes.
La soirée s'est terminée par le concert de jazz donné par Carole Vincelette, qui pour l'occasion portait une robe dessinée par une designer de Sawyerville, Danielle Nault.
Interrogée au lendemain de la fête, Andrée a qualifié l'activité à guichet fermé, d'immense succès. On s'y est beaucoup amusé et on a bien dansé. L'atmosphère était chaleureuse et les hommages, fort appréciés, ont été touchants. Elle tenait à souligner la présence de plusieurs jeunes femmes qui vont former, selon ses dires, une belle relève dont le nombre croît sans cesse.
Photo :
De gauche à droite, Carole Vincelette, jazz woman, Sylvie, Lucie et Andrée de La Passerelle.