Impliqué depuis de très nombreuses années au sein des activités religieuses de l'Archidiocèse de Sherbrooke, François Chabot, de Cookshire-Eaton, et membre de la Fondation Mgr Fortier, annonce le lancement officiel de la campagne de sollicitation sur le territoire de la MRC du Haut-Saint-François. M. Chabot est aussi responsable de celle du Granit. Cette campagne se tiendra du 6 au 23 mars prochain avec un rappel à l'automne. Le C.A. de la Fondation espère recueillir 200 000 $ sur tout le territoire couvert par l'archidiocèse qui couvre à peu près l'Estrie.
Enregistrée en 1980, la Fondation Mgr Fortier se veut un moyen d'éviter de taxer encore des paroissiens de plus en plus dispersés. Pourtant, les besoins sont criants. Chaque année, la Fondation donne à des œuvres de pastorales quelque 300 000 $ dans tout l'archidiocèse de Sherbrooke, territoire qui équivaut, sommairement, à l'Estrie. «Il n'est pas question d'utiliser un seul sou pour rénover ou réparer des églises», spécifie M. Chabot.
Les sommes d'argent versées par la Fondation proviennent des intérêts engendrés par le capital de 8 M$ recueillis depuis la création du Fonds. Il est constitué de placements sécuritaires qui ne peuvent être dilapidés. Seuls les intérêts servent. Le personnel de l'archidiocèse formera des catéchètes et des animateurs qui enseigneront la catéchèse. Rappelons qu'il n'y a plus de cours de religion dans nos écoles, remplacés par l'initiation aux autres philosophies religieuses.
De plus, ces sommes d'argent seront utilisées pour faire de la pastorale sociale et pour lutter contre la pauvreté. M. Chabot explique que la Fondation Mgr Fortier n'agit pas comme le fait Caritas. Elle ne donnera pas de biens ou d'argent pour dépanner un individu ou une famille, mais favorisera la formule éducative. Dans le cas des itinérants ou des exclus, elle aidera les travailleurs de rue en leur offrant de meilleurs moyens d'intervenir. Cet argent servira encore à concevoir des cours de préparation au mariage et du counselling, activité qui consiste à tenter de briser, des habitudes déviantes d'adaptation et de comportement. Elle permettra d'encadrer la participation des jeunes aux JMJ (Journées mondiales de la jeunesse). S'ajoute à ces catégories une dernière, celle de promouvoir les vocations religieuses et la prêtrise.
M. Chabot définit quelques moyens de participer à la campagne de financement de la Fondation. L'usuelle «porte en porte» est bien connue des gens. Celle d'hommes et de femmes d'affaires l'est moins. Parmi ceux qui contribuent à celle-ci, il y a les donateurs réguliers qui d'année en année versent fidèlement une partie de leur pécule. Les communautés religieuses et les prêtres l'enrichissent. Enfin, quelqu'un peut décider de léguer par acte notarié une somme qui lui convient.
L'Église s'approche des gens en retournant une partie de plus en plus importante d'intérêts provenant du Fonds. C'est ainsi qu'elle choisit de leur venir en aide. M. Chabot n'a pas fixé d'objectif particulier à atteindre dans notre MRC. Il souhaiterait cependant faire mieux que l'an passé.
Photo :
M. François Chabot, de Cookshire-Eaton.