Évidemment, la prorogation de la session parlementaire jusqu'au 3 mars prochain à la Chambre des communes à Ottawa a soulevé l'ire de la députée bloquiste de Compton-Stanstead, France Bonsant, soutenant qu'une bonne partie du travail effectué sera à refaire. Accusant l'actuel gouvernement conservateur de faire une entorse au bon déroulement démocratique du parlement, elle dit ne pas chômer pour autant profitant de ce temps pour rencontrer ses commettants.
«Je ne suis pas en vacances et je ne profiterai pas des olympiques pour aller à Vancouver. Je vais faire mon territoire comme je le fais pendant l'été. Je ne siège pas, mais je travaille pareil», d'assurer Mme Bonsant. Si plusieurs dossiers seront à reprendre, la députée de Compton-Stanstead se réjouit néanmoins que son projet de loi privé C-343 concernant les enfants disparus et leur famille ait passé la deuxième lecture. Rappelons que cette initiative comprend notamment deux volets, d'abord de permettre aux personnes qui vivent cette tragédie d'avoir accès à l'assurance-emploi pour une période d'une année. L'autre volet est de protéger tous les employés régis sous le Code du travail canadien de garder leur lien d'emploi pour une période de deux ans.
Mme Bonsant anticipe le retour et mentionne que son parti a bien des choses à demander au gouvernement dont celle de prolonger le crédit pour la rénovation domiciliaire. Pour les autres dossiers comme la demande d'assouplissement au programme d'assurance-emploi et la gestion de l'offre en matière agricole, ils demeurent au centre des préoccupations de cette dernière. À cela, Mme Bonsant réitère sa crainte que le gouvernement Harper soit tenté de fermer des bureaux de poste en territoire rural même s'il prétend le contraire, précise-t-elle.
Si la reprise des travaux parlementaires coïncidera avec le dépôt du budget, Mme Bonsant mentionne que sa formation politique n'hésitera pas à voter contre si les éléments vont à l'encontre des intérêts des Québécois. Le Bloc a déposé un budget pour aller de l'avant, ajoute la députée. «On demande que le gouvernement s'attaque aux abris fiscaux. En matière d'achat militaire, le gouvernement n'a aucun plan. Il serait favorable d'avoir un plan et ça permettrait de faire des économies. Nous avons proposé une surtaxe de 1 % sur ceux qui gagnent 150 000 $ et plus. Moi, mon salaire est public et je suis prête à donner 1 %; comme ça, on serait capable de faire notre part», de lancer la députée tout en soutenant que ses collègues étaient d'accord avec cette démarche. Enfin, Mme Bonsant insiste sur l'importance de sa formation politique à défendre les intérêts des Québécois, dont les mesures pouvant s'inscrire au prochain budget. «Moi, je n'ai pas à défendre le sable bitumineux. Je ne dis pas que les gens de l'Ouest ne sont pas corrects. Ils n'ont pas nos valeurs».