Une pratique réussie
par Eliane THIBAULT
Polytechnique, Concordia, Columbine, Virginia Tech, Dawson. Tous ces établissements scolaires ont un jour dû faire face à une fusillade. Bien qu'on espère toujours que ces événements soient les derniers d'une longue série, la prévention reste de mise. Pour ce faire, un plan de réponse pour des établissements sécuritaires (PRES) a été mis sur pied par la Sûreté du Québec et testé à la Polyvalente Louis-Saint-Laurent d'East Angus.
«Code rouge, confinement barricadé» est le code utilisé si une fusillade avait lieu dans l'école. À ce moment, les enseignants barrent les portes, demandent d'éteindre les téléphones cellulaires et les ordinateurs, ferment les lumières et attendent les instructions. Lorsque la situation est sous contrôle, un carton rouge ou vert est glissé sous la porte par le responsable de la classe. «Si le carton est rouge, nous savons qu'il y a des blessés dans la classe et ils seront traités en priorité», explique le directeur de la SQ dans le Haut-Saint-François, le lieutenant Jocelyn Rose.
Contrairement à ce que plusieurs imaginaient, aucun acteur n'a été embauché pour incarner un tireur fou dans l'école. Tout comme une pratique en cas d'incendie, c'est la réaction des élèves qui était ici observée. À ce sujet, le lieutenant Rose mentionne que la simulation s'est bien passée et que tous les élèves ont bien collaboré. En tout, 45 minutes ont été nécessaires pour la pratique.
Aussi, cet événement avait comme objectif de répondre à un projet pilote qui pourrait éventuellement être instauré à travers les écoles du Québec, sur une base annuelle. Bien qu'il ait été appliqué auprès d'élèves du secondaire, le lieutenant Rose confirme que ces simulations pourraient aussi se faire avec des enfants du primaire et des étudiants au cégep ou à l'université.
Quant à la Polyvalente Louis-Saint-Laurent, elle s'est elle-même portée volontaire pour cette expérience. «Nous sommes des précurseurs en Estrie pour les projets pilotes», commente Jocelyn Rose.