par Eliane THIBAULT
Les résidants de Chartierville ont finalement trouvé un maire. Alors que personne n'avait posé sa candidature pour le poste, la municipalité se retrouvait donc sans personne pour la gérer. Jean Bellehumeur, un avocat en droit civil, a quant à lui décidé d'exercer son devoir de citoyen et de servir sa communauté.
C'est poussé par les gens autour de lui que M. Bellehumeur a pris sa décision. Déjà intéressé par la politique municipale, il ne croyait pas se retrouver à la tête de Chartierville aussi rapidement. «J'en parlais avec d'autres personnes et ils me répondaient que si je me présentais, ils le feraient eux aussi comme conseiller. C'est comme ça que je me suis ramassé avec une belle petite équipe», raconte-t-il.
Celui qui définit sa nouvelle tâche comme étant «du bénévolat à grande échelle» semble malgré tout être bien conscient du travail qui l'attend. Sans connaître les dossiers par cœur, il sait déjà où seront ses priorités. «J'ai vu Jean-René Ré aller et je sais qu'il en mettait des heures pour la municipalité», commente-t-il.
Dès son entrée en poste, c'est le sujet de l'assainissement des eaux qui devra rapidement être réglé. M. Bellehumeur explique que tant que ce dossier n'est pas conclu, ce sont d'autres projets qui sont alors mis en attente. Aussi, la facture salée de ce projet préoccupe les citoyens. «On parle ici d'investissements d'environ 2,5 M$ et 20 % de la facture doit être payée par les contribuables. Pour une municipalité d'environ 400 personnes, c'est beaucoup».
Toute une expérience de vie
De par sa profession, Jean Bellehumeur avoue avoir une facilité à s'exprimer qui lui sera bien utile pour diriger les réunions du conseil. De ce fait, il mentionne également être très à l'aise avec les contrats et les aspects juridiques d'un problème.
Notamment reconnu pour avoir défendu au civil l'homme d'affaires, feu Robert Morin, dans une cause largement médiatisée au début des années 2000, M. Bellehumeur mentionne être en fin de carrière. «Je plaide de moins en moins, mais je continue d'enseigner à la Faculté de droit de l'Université de Sherbrooke et au Barreau du Québec».
Sinon, il raconte avoir siégé à de nombreux conseils d'administration, ce qui lui permet maintenant d'avoir de bons atouts pour gérer la municipalité de Chartierville. «Il faut que quelqu'un le fasse, alors je le fais».
Dans ce périple, il sera accompagné des conseillers Louis Désy, Jocelyn Poulin, Camille Fortier, Roland Lescault et Jacques Blain, tous élus par acclamation.
Rappelons qu'à la date butoir pour le dépôt des candidatures, une seule personne s'était montrée intéressée par le siège numéro 6, soit Hélène Lescault. Cette dernière s'était désistée avant les élections du 1er novembre dernier. Ce poste reste donc vacant. Afin de le combler, une nouvelle période de dépôt de candidature sera sous peu enclenchée, durant deux semaines. Si à cette étape plus d'une personne se montre intéressée à ce siège, les citoyens de Chartierville retourneront aux urnes.