par Eliane THIBAULT
Si la situation est vraisemblable, la façon de la régler demeure pour le moins inusitée. À Cookshire-Eaton, un siège de conseiller a été tiré au sort, car les deux candidats ont chacun obtenu 122 voix. Le conseiller Yvon Roy obtient donc son poste grâce au hasard.
Ici, aucune entorse n'a été faite au règlement dans le but de sauver du temps. C'est réellement ce que la loi prévoit en cas d'égalité: un tirage au sort. «Ce sont mes 11e élections et c'est la première fois que je vis cela», explique André Croisetière, directeur général de Cookshire-Eaton et président des récentes élections dans la municipalité.
Le soir même du vote, 3 urnes étaient à vérifier en plus de celle utilisée pour le vote par anticipation. Si le résultat obtenu mettait Simon Simard et Yvon Roy ex aequo, les chiffres furent corroborés devant juge, au Palais de justice de Sherbrooke, le 4 novembre dernier.
Bien que la situation soit qualifiée d'exceptionnelle par M. Croisetière, il mentionne cependant qu'elle n'est pas unique. En 2005, les municipalités de Saint-Siméon, Stanstead-Est et Maricourt avaient procédé de la même façon.
Rappelons qu'en France, le même litige se serait résolu en élisant le plus âgé des deux candidats.