L'Oktoberfest, un besoin essentiel pour certains élèves
par Eliane THIBAULT
L'événement est devenu un «must». L'Oktoberfest, organisé par la Fondation Louis-St-Laurent, attire depuis quatre ans les amateurs de bouffe bavaroise et de bonne bière. Sous cet environnement festif qui aura lieu le 16 octobre prochain, se cache pourtant une dure réalité. Alors que certains parents ne peuvent payer le matériel scolaire de base à leurs enfants, la Fondation vient les soutenir financièrement.
L'an dernier, ce sont plus de 400 personnes qui ont pris part aux festivités. Bien que l'Oktoberfest soit l'une des activités proposées par la Fondation pour recueillir des fonds, elle reste tout de même l'une des plus lucratives. Au total, l'an dernier, ce sont plus de 10 000 $ qui ont été amassés grâce à divers événements.
Cette année, la Fondation bénéficiera de l'aide de deux présidents d'honneur. Il s'agit de Serge Lemieux, président du conseil d'administration de la Caisse populaire Desjardins de Dudswell-Saint-Camille ainsi que son ancien directeur général, récemment retraité, Luc Cadieux.
D'ailleurs, ces derniers mentionnent arriver avec de nouvelles idées qui aideront la Fondation à recueillir des sommes supplémentaires. De plus, M. Cadieux compte bien utiliser ses nombreux contacts qui pourront devenir des commanditaires.
Une dure réalité
C'est connu, la crise économique a touché un grand nombre de personnes. Pour le Haut-Saint-François, cela signifie que le revenu familial moyen se situe à environ 40 000 $ par année, ce qui est peu quand on a une famille à élever.
Pour l'instant, la Fondation Louis-St-Laurent s'assure d'aider financièrement les familles qui ne peuvent procurer aux enfants des produits de base tel un repas pour le dîner ou les cahiers d'exercices. Pour d'autres, c'est l'inscription au Cégep qui pose problème, malgré l'obtention d'une bourse. «Certains me disent qu'ils ne peuvent même pas payer le 106,50 $ pour leur inscription, car l'argent n'arrivera qu'à l'automne. Nous les aidons là-dessus», souligne Claude Giguère, directeur de la Polyvalente Louis-St-Laurent à East Angus.
Loin de vouloir stigmatiser ces élèves, M. Giguère précise que la demande d'aide est totalement confidentielle. Selon ses dires, même le conseil d'administration ne connaît pas l'identité des demandeurs. Le directeur raconte: «Je leur fais une description sommaire de la situation sans nommer de noms. Leur décision se base donc sur le besoin et non sur la personne».
Des décisions déchirantes
Des décisions, il y en a malheureusement trop à prendre. Alors que la Fondation se concentre sur les besoins de base, d'autres causes mériteraient d'être soutenues, mais les fonds manquent. «J'ai des jeunes qui veulent faire du sport, mais qui ne peuvent payer l'inscription. D'autres ont besoin de chaussures à cap d'acier pour faire leur stage et ne peuvent se les procurer. Pour l'instant, nous ne pouvons accéder à leur demande», mentionne Claude Giguère.
Sinon, Claude Giguère ajoute qu'il peut également diriger les parents vers des organismes qui les soutiendront. «Un jour, une mère m'a avoué qu'elle ne pouvait payer de vêtements à son fils. Ce n'est pas notre mandat de fournir des fonds pour l'habillement. Je l'ai donc référée aux bonnes personnes», raconte-t-il.
Pour connaître les détails sur l'Oktoberfest ou les autres activités de financement de la Fondation Louis-St-Laurent, contactez le 819 832-2471 poste 7780.