Léo Demers savoure encore la vie
par Pierre HÉBERT
La municipalité d'Ascot Corner a récemment rendu un vibrant hommage au deuxième centenaire de sa municipalité en l'espace de cinq ans. Le «jeune homme» est nul autre que Léo Demers.
Les membres du conseil municipal ont profité du brunch mensuel du Club local des Chevaliers de Colomb pour remettre à M. Demers un certificat-cadeau et lui présenter une plaque commémorative sur laquelle est inscrit son nom. Mme Nathalie Bresse, qui agissait comme maître de cérémonie, mentionne que la plaque des centenaires est accrochée en permanence à l'intérieur de la salle communautaire Aurélien Rivard.
C'est entouré de ses trois filles et autres membres de la famille que M. Demers a participé de bon coeur à la cérémonie. Le centenaire, qui vit seul dans sa demeure, est encore bien alerte. «Quand je veux travailler, je m'aperçois que je ne suis pas jeune comme avant, mais je fais ma petite besogne. Outre l'entretien de sa résidence, M. Demers passe beaucoup de temps à s'occuper de ses fleurs. «J'ai arrêté de faire mon jardin cet été, mais j'ai beaucoup de fleurs. Là, je vais m'occuper des vivaces pour l'hiver». Loin de passer ses journées assis devant le téléviseur, M. Demers s'occupe et sort de chez lui. «J'ai une voiturette électrique et je vais à l'église, à la caisse, à l'accommodation. J'ai même été aux fraises cet été», de lancer tout sourire l'homme qui a vu le jour le 29 octobre 1909.
Interrogé à savoir qu'elle était sa recette pour une telle longévité, M. Demers s'est montré plutôt discret. «La recette, c'est le grand maître en haut qui là». Même s'il a dû quitter la région pour gagner sa vie à une certaine époque, M. Demers est comme on dit un gars de la place. «Je suis né ici, j'y ai été baptisé, je me suis marié dans cette paroisse et je vais finir ici», conclut-il d'un éclat de rire.