Plus de signatures qu'il n'en fallait
par Eliane THIBAULT
La municipalité d'Ascot Corner se dirige vers un référendum. Lors de l'ouverture du registre le 2 septembre dernier, 270 signatures ont été recueillies alors que 236 étaient nécessaires. Le règlement d'emprunt de 625 000 $ ne fait visiblement pas l'unanimité au sein de la population.
À moins que le conseil municipal ne laisse tomber le règlement d'emprunt par lui-même, ce dernier n'aura pas le choix de passer par un référendum s'il veut concrétiser son projet.
Afin de rehausser les étangs de la station d'épuration des eaux, 625 000 $ seront nécessaires. Grâce à ces travaux, des projets domiciliaires pourraient ainsi se raccorder au réseau qui est actuellement saturé.
Pour le directeur général de la municipalité, Daniel St-Onge, ces améliorations s'avèrent nécessaires. «Actuellement, les promoteurs qui présentent des projets domiciliaires doivent prévoir une superficie de terrains qui peuvent accueillir un champ d'épuration. Ceci veut donc dire que les terrains doivent être plus grands», explique-t-il.
Il ajoute qu'en vendant moins de terrains, les promoteurs sont peu intéressés par le secteur, entraînant un effet direct sur la construction domiciliaire. De ce fait, moins de taxes municipales sont perçues.
Un prêt payé par les promoteurs
Où M. St-Onge semble déçu, c'est lorsqu'il constate que certains résidants ont peur de voir leur compte de taxes augmenter si le règlement d'emprunt a lieu. «Le règlement d'emprunt sera en fait aux frais des futurs promoteurs. En attendant, c'est le fonds général qui remboursera le prêt», assure-t-il. «Le compte de taxes des citoyens ne sera donc pas touché.»
Sur ce, il explique que le règlement d'emprunt est de 625 000 $ et sera remboursable sur 25 ans. Selon lui, il est certain que la somme sera remboursée par un promoteur d'ici ce temps. «Quand on sait que Sherbrooke est en train de déborder chez nous, c'est certain qu'un promoteur s'intéressera à notre municipalité pour un développement domiciliaire.»
Lors de la réunion du conseil municipal qui a eu lieu le 8 septembre dernier, le document avec les signatures a été déposé. Maintenant, selon M. St-Onge, c'est lors de la prochaine réunion qui aura lieu en novembre que la décision de poursuivre vers un référendum ou d'annuler la proposition sera prise.