Une approche appréciée des jeunes
par Pierre HÉBERT
Pour Mariette Cloutier, enseignante en classe adaptée à l'école Le Parchemin, à East Angus, la zoothérapie constitue un outil important qui permet de détendre les jeunes et créer une atmosphère propice à l'enseignement. Ces assistants, des petits lapins, bien installés à l'intérieur d'une cage dans la classe, lui sont d'un apport judicieux et fort apprécié des élèves.
«J'ai toutes sortes d'enfants dans ma classe. Certains ont des troubles d'ordre neurologique, d'autres de dysphasie, dyspraxie, dyslexie, déficience intellectuelle, troubles sensoriels, affectifs ou déficit d'attention. Il y a des blocages. Il faut essayer plusieurs choses et la zoothérapie est une voie privilégiée. J'utilise cette approche comme intermédiaire. J'utilise des lapins comme comité d'accueil. Ils sont mes ambassadeurs lorsqu'il arrive de nouveaux élèves en cours d'année et je me sers d'eux pour thème d'apprentissage. Les lapins ont un côté renforçateur, c'est un moment de récompense et de réconfort». Ces petites bêtes sont accessibles aux trois classes de formation adaptée et même à l'ensemble de l'école, d'insister l'enseignante.
Mme Cloutier profite de la présence des lapins pour inculquer le sens des responsabilités aux élèves. Ainsi, chaque semaine, différents étudiants ont la responsabilité de nettoyer la cage et veiller au bien-être de leur colocataire. Le couple a eu une portée récemment et les élèves ont voté pour donner des noms aux petits. La fin de l'année scolaire approche et certains élèves repartiront chez eux avec un lapin. Cependant, deux autres attendront les élèves pour la rentrée scolaire. «Les lapins apportent beaucoup de bonheur, ça apaise et rend les élèves heureux. Une fois que l'on obtient ça, on peut commencer à enseigner», ajoute Mme Cloutier. Les propos de l'intervenante sont appuyés par les élèves qui lancent à tour de rôle «ça nous rend heureux, ça nous fait faire une expérience. S'en occuper, ça nous pratique pour plus tard. Si on ne les avait pas, on ne serait pas heureux comme ça», d'affirmer les élèves d'un ton enjoué et sincère.
BV
Nous apercevons les élèves de la classe de Mariette Cloutier, fiers de prendre la pause avec leurs amis lapins, et Jean-François Baillargeon, éducateur.