par Eliane THIBAULT
C'est empreint de fierté que le maire de Weedon, Jean-Claude Dumas, a annoncé le 6 juillet dernier que sa ville sera désormais un village-relais. Si cette certification est somme toute récente au Québec, elle saura apporter de nombreux avantages aux municipalités qui la détiendront.
Le concept de village-relais est emprunté aux Français. Plutôt que d'investir dans des haltes routières traditionnelles, le ministère des Transports du Québec préconise maintenant cette formule. Dans un but de sécurité, les automobilistes sauront que s'ils s'arrêtent dans une municipalité qui détient la certification de village-relais, ces derniers pourront s'attendre à des services bien précis.
Afin de satisfaire aux exigences du ministère, la ville de Weedon, ainsi que le secteur de St-Gérard, ont dû procéder à de nombreuses améliorations. En tout, un montant dépassant les 20 000 $/année durant 5 ans sera nécessaire. Que ce soit au niveau de l'hébergement, de la restauration, du dépannage mécanique, du téléphone ou de l'accessibilité au guichet automatique, rien n'est laissé au hasard afin de servir de manière adéquate les touristes.
Pour s'assurer de son succès, la ville a mis sur pied un comité consacré au tourisme et un autre à l'embellissement. Les citoyens ont également été mis à contribution grâce au concours Fleurir Weedon, qui a ainsi permis à de nombreux propriétaires de résidence d'embellir leur cour.
De plus, une quinzaine de commerçants ont accepté de signer un contrat d'entente. Pour plusieurs, les heures d'ouverture de leur magasin devaient être allongées. «Les commerçants n'ont pas été difficiles à convaincre», commente Jean-Claude Dumas. Le maire ajoute qu'une fois le contrat signé, certains ont même pris l'initiative de refaire leur aménagement paysager. «Ils sont tellement fiers. C'est vraiment beau à voir!»
Une décision unanime
À la MRC du Haut-Saint-François, la préfet Nicole Robert mentionne que le projet proposé par Weedon a été accepté de façon unanime. «Avec l'axe de la route 112 qui passe au travers de Weedon, il était normal d'appuyer leur candidature».
Quant à la députée de Mégantic-Compton, Johanne Gonthier, elle croit que cette certification saura donner une grande visibilité à toute la région. «Oui, les gens s'arrêteront à Weedon, mais ils pourront aussi découvrir les municipalités environnantes», commente-t-elle.
Actuellement, au Québec, une quinzaine de villes et villages ont reçu la certification de village-relais, mais le ministère compte se rendre jusqu'à 45. Danville est la première ville à l'avoir obtenue en 2006.
Notons que pour être admissibles, les municipalités désireuses de devenir un village-relais doivent avoir 10 000 habitants et moins.
BV
Des panneaux identifient clairement la municipalité de Weedon comme étant un village-relais.