Un nouveau code d'éthique pour les riverains du lac Miroir
par Eliane THIBAULT
Les cyanobactéries envahissent de plus en plus les lacs québécois. Certains d'entre eux sont déjà gravement touchés, au point où la baignade et la consommation de cette eau en sont interdites. Pour d'autres, cependant, il y a de l'espoir. La Corporation des Résidents du Lac Miroir a décidé d'agir avant que le mal ne soit fait.
Lors de son assemblée générale annuelle du 21 juin dernier, les dirigeants de la Corporation des Résidents du Lac Miroir ont présenté à ses membres diverses façons d'éviter que les cyanobactéries se répandent dans leur lac.
Dans un premier temps, de l'information concernant la renaturalisation des berges a été présentée. Aussi, une discussion sur les embarcations motorisées a été amorcée puisque ces dernières peuvent accélérer l'érosion des berges et du même coup, favoriser la prolifération des cyanobactéries. Selon de récentes analyses d'eau, le lac Miroir vieillit de façon prématurée.
Afin d'éviter que le pire ne se produise, un code d'éthique de 20 points a été adopté par les riverains. Bien qu'il mette en cause les actions humaines qui dégradent l'état du lac Miroir, la priorité est de s'assurer que ce plan d'eau puisse survivre.
On demande donc aux riverains de modifier leurs comportements sur l'eau, mais aussi à la maison. Le choix de leur savon, des engrais ou de la façon d'aménager leur terrain aura un impact sur la santé de ce lac. Bref, tout ce qui pourrait mettre en péril les eaux du lac Miroir est considéré et grâce à ce code d'éthique, chacun est invité à faire sa part.