À l'aube du temps des fêtes, Christine St-Pierre, ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine annonçait l'attribution d'une aide financière de 101 455 $ pour préserver la structure de l'église St-Pierre de La Patrie.
La restauration de la toiture, du muret en façade et l'ajout de noues, qui assureront une vie plus longue à l'édifice, coûtera 144 934 $, a estimé l'architecte Rémi Petit. La communauté de la paroisse de St-Joseph-des-Monts aura à défrayer 43 480 $.
Léo Durocher, curé des 8 secteurs de ce grand territoire, réagissait avec prudence et réserve à cette information. «Il faut encore trouver au sein de la population locale, plus de 40 000 $ pour entreprendre ces travaux, sans compter qu'on ne connaît pas les coûts définitifs parce qu'aucun appel d'offres n'a été affiché», expliquait-il lors d'une rencontre informelle à laquelle participaient Lisette Prévost, présidente du comité de gestion de la paroisse St-Pierre de La Patrie, et Gilles Langlois, bénévole très intéressé à l'entretien du bâtiment.
Pour sa part, Lisette Prévost rappelle que l'église est reconnue depuis des années comme faisant partie du patrimoine architectural du Québec. De plus, l'archevêché a consacré en grande pompe cet endroit, il y a quelques années, ce qui implique qu'il doit être conservé comme lieu de culte. Mme Prévost ne croit pas qu'il soit trop ardu de recueillir les 43 000 $. «Nous avons reçu, pour faire l'entretien de l'église, un chèque anonyme de 25 000 $. Il ne reste que 18 500 $ à trouver. Je passe pour recueillir la contribution volontaire annuelle (CVA) et j'informe les gens. Ils me disent tous que c'est important de conserver l'église».
«Aucune décision n'est prise», rappelle le curé Durocher. Pour autoriser les travaux, il faut aller en appel d'offres, les soumettre au comité de gestion (CG) de la paroisse St-Pierre. Si les membres de ce groupe l'acceptent, l'ensemble doit être déposé auprès du conseil de fabrique de St-Joseph-des-Monts, qui regroupe 8 paroisses, pour être enfin approuvé par l'archevêché.
Le CG se réunira sous peu pour étudier le projet de restauration de l'édifice. D'ici ce temps, aucune décision ne peut être prise. C'est en résumé ce que concluaient Mme Prévost et le curé Durocher.
Johanne Gonthier, députée de Mégantic-Compton, se réjouissait de cette annonce. La conservation et la restauration de ces témoins privilégiés de l'histoire collective témoignent «de notre reconnaissance envers nos ancêtres les ayant construites», rappelle-t-elle.